BLANCHE, FÉRARD, MADAME DE BOUT- TEL LO Y
MADAME DE BOUTTELLOY, mielleuse.
Eh! bonjour, chère mignonne.
ULAKGHE.
Bonjour, madame.
FÉRAUD
Madame, je vous présente mes hommages.
MADAME DE BOUTTELLOY.
Bonjour, monsieur Férard. Eh bien ! chérie, vous nagez toujours dans le Lieu... j'en suis sûre ! Toujours heureuse, n'est-ce pas?
BLANCHE
Mais, oui, madame.
MADAME DE BOUTTELLOY.
Oh! Paul est si bon! Il a été si bien élevé! nourri dans les vrais principes, ma chérie, chez les bons Pures ! En voilà un qui n'est pas de la jeunesse d'à présent! Gomme il cet rangé! homme de foyer! Je gagerais qu'il va à peine au cercle une fois ou deux dans un mois.
BLANCHE
!Oui... oui...
D un geste elle lui montre un fauteuil. MADAME DE BOUTTELLOY.
Mais je ne veux pas m'éterniser... non, je ne
m'assieds inè.iie i»as, je passais siuipleuieiit pour prendre de vos nouvelles, pour me rajeunir à votre jeunesse, me réconcilier avec la vie par la vue de votre bonheur, et me féliciter de l'œuvre que j'ai faite en vous unissant, Paul et vous... C'est là certainement une de mes meilleures actions! Ah! tous deux, je vous suis des 5'eiix, et je vous surveille — pour vous protéger — permettez-moi le mot. Je guette, attentive aux moindres accidents qui pourraient menacer ce couple que j'ai formé.
BLAXGHE.
Nous sommes très touchés...
Vous n'avez plus de mère, j'en veux être une pour vous.
BLANCHE
Vous êtes beaucoup trop jeune pour le rôle, madame.
MADAME DE BOUTTELLOY.
Pas du tout! Et la preuve c'est que je m'occupe même de vos intérêts matériels. Ainsi je vous ai trouvé un acquéreur pour leRaincy...
FÉRAKD.
Mais, madame, il n'est pas question de vendre ce domaine.
MADAME DE BOUTTELLOY.
0ht pardon... on m'avait dit...
BLANCHE
Qui donc?... Paul?
MADAME DE BOUTTELLOY, vivement.
Non! pas Paul, quelqu'un... je ne sais plus qui. .