‹ Le droit du père; comédie-dramatique en cinq actesChapitre 37 sur 87 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

vres... C'est un cri de douleur et de colère qui luest échappé...

ROBERT

Le regrettez-vous donc? Ne suis-je pas votre ami ?... Parlez...

BLANCHE

Raconterses chagrins... c'est...

ROBERT

C'est?...

BLANCHE

C'est avoir l'air de demander des consolations!...

ROBERT

Et vous n'en voulez pas recevoir de moi?

BLANCHE

Pas même de vous.

ROBERT

Ma sympathie vous serait importune ?

BLANCHE

Vous ne me comprenez pas, Bohert. N'ajoutez pas votre amertume au mal que je souffre. Vous l'avez vu, dans ma douleur, c'estvers vous que j'ai crié... N'est-ce pas la preuve que je vous considère comme un ami?

ROBERT

Jusqu'à la confiance exclusivement!

Si je n'avais pas confiance, vous parlerais-je ainsi?

ROBERT

C'est vrai, je suis méchant, pardon! Dites-moi... ou plutôt non, ne dites rien, je ne devine^que trop !

BLANCHE

J'ai eu des déceptions... Eh! qui n'en a pas ? Tout à l'heure cette femme a ravivé mes chagrins, mais cela va mieux... Tenez maintenant c'est fini.

ROBERT

N'essayez pas de feindre, parlez-moi ù cœur ouvert... Vous êtes malheureuse!

BLANCHE

Hélas!...

ROBERT

Oh! que ne puis-je demander raison à cet homme, du mal qu'il vous fait !

BLANCHE

Ne parlez pas ainsi!

ROBEBT.

Oui, j'aurais de la joie à le punir, lui, qui m'a volé mon bonheur et qui ne sait pas vous en donner!

BLANCHE

Que voulez-vous dire ?

Vous le savez bien! et depuis longtemps vous m'avez deviné. Oui, il m'a volé mon bonheur, car je vous aimais, moi, quand je suis parti.

BLANCHE

O Robert, pourquoi me dites-vous cela ?

Elle tombe dans un fauteuil, lui, reste debuut derrière elle.

ROBERT

Vous étiez si jeune, j'espérais vous retrouver bientôt, libre encore ! Je suis parti, j'ai travaillé

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