SCENE V
Lrs Mêmrs, un domestique, puis TRINQUESSE, puis CLARENS
LE DOMESTIQUE, annonçant.
M. Trinquesse.
FÉRARD.
Ah ! faites entrer !
TRINQUESSE.
Je m'excuse, monsieur, d'avoir presque forcé vo-
80 LE DROIT nu PÈRE
trc porte à cette lieure ; mais la mission que j'avais à remplir près de vous était urgente et ne comportait pas de retard... Je suis chargé par Serval de vous remettre cette lettre... 11 y a une réponse...
FÉRAUD
Voyons, monsieur! (il prend la lettre et lit.) « Madame de Serval vient de s'enfuir; seule ? je ne sais... Escortée ? peut-être —J'espère qu'elle est chez vous, En tous cas, j'ai tenu à vous avertir de sa fuite. »
BLANCHE
Oh ! le misérable !... Ce n'est pas assez de tout ce qu'il m'a fait souffrir! Il me calomnie! (a Trinquasse.) Et où donc supposait-il que je pouvais être ?
TRINQUESSE.
A vous parler franc, madame, les langues] ne vous ont guère épargnée après votre départ.
Vipères I
TRINQUESSE.
Et l'on a pensé qu'il ne manquait pas de cavaliers pour vous faire escorte... On citait notamment M. Robert Glarens...
Robert paraît au fond et descend.
ROBERT
Peut-on savoir, monsieur ; ce que l'on disait de Robert Glarens.
:TRINQUESSE,
Rien qui ne soit très flatteur pour vous, monsieur.
BLANCHE
Mais très injurieux pour moi, n'est-ce pas ?