LIVRE IV. — 80UVERAINETÉ DU TERRITOIRE
sens est perdu pour nous. C'est ainsi qu'une foule de servitudes nées au moyen âge et se rattachant à la constitution féodale de l'époque, sont tombées à la naissance des états modernes. Lorsqu'un état, en introduisant chez lui l'unité intérieure et l'égalité politique, abolit les droits de juridiction des seigneurs, il n'hésite pas non plus à abolir les droits de juridiction appartenant à des souverains étrangers, car ces droits sont les mêmes que ceux de la noblesse du pays et doivent tomber en même temps. On a également mis fin, depuis la révolution française, à la multiplicité des souverains dans la même contrée et à la bigarrure des territoires ; les complications qui en résultaient ont donc disparu.