‹ Le droit international codifiéChapitre 18 sur 330 · NOTICE SUR M. BLUNTSCHLI XXV · texte numérisé non relu

NOTICE SUR M. BLUNTSCHLI XXV

d'hui; il le déclare avec sa simplicité habituelle dans la lettre à Lieber qui tient lieu de préface. Son but a été de a contribuer à éclairer la conscience du monde civilisé et à développer le droit des gens en donnant aux principes une expression nette et précise, à la portée du grand public et conforme aux besoins de notre époque ». On lui reproche de poser parfois en règle ce qui n'est encore que son opinion personnelle. Il ne s'en cache pas, et donne ses motifs: « La science du droit ne doit pas se contenter d'enregistrer les principes qui sont admis d'ancienne date ; elle doit proclamer aussi les croyances qui agissent sur le temps présent, et aider par là à les faire reconnaître et accepter. La science peut d'autant moins se soustraire à cette tâche que les organes législatifs font défaut au développement du droit international. » Voilà ce qu'a voulu faire M. Bluntschli, et on ne niera pas qu'il ait pleinement réussi. On peut sans doute critiquer maint point de détail, mais c'est l'ensemble qu'il faut juger. On peut ne point goûter ce partage de la matière en un texte rédigé en articles de loi et en notes coupant le texte. C'est une affaire de goût; cette forme est commode pour l'auteur, auquel elle évite les difficultés d'une exposition soutenue. M. Field aussi l'a choisie. Peut-être qu'en l'adoptant M. Bluntschli s'est rappelé son code zuricois annoté ; il est certain, en tout cas, que l'idée lui en est venue des articles de guerre américains. 11 n'est pas moins certain que cette forme a contribué notablement à la popularité de bon aloi que le Droit international codifié a conquise si promptement.

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