‹ Le droit international; précédé d'un exposé historique des progrès de la science du droit des gensChapitre 2 sur 104 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

proclamer comme principes internationaux les règles de droit ou d'équité qui ont reçu la consécration des faits et sont ainsi passées dans la pratique des nations les plus avancées : telle : est la pensée qui à inspiré le présent traité de droit intermational.

« Pour remplir la tâche que nous nous sommes imposée, il nous à paru indispensable de joindre la théorie à la pratique, de n’énoncer aucune opinion nouvelle qni ne trouvât en quelque sorte sa Justification en elle-même : déduisant autant que possible le droit du fait, nous avons cru utile de présenter dans un accord intime l’idée et son résultat, de résoudre pratiquement toutes les questions que nous étions appelé à débattre, de rechercher dans l'histoire du passé, comme dans celle des temps modernes, tout ce qui, pour la loi des nations, a acquis la valeur de précédent universellement accepté.

« Dans cet ordre d'idées, nous ne pouvions nous abstenir de donner un certain développement à la partie historique, non. seulement en retraçant rapidement dans une esquisse préliminaire les progrès successifs du droit des gens, mais encore en exposant en détail, à propos de chaque question, les antécédents propres à en bien faire apprécier la valeur, et afin de rendre notre œuvre plus complète, nous avons eu soin de citer Les opinions des publicistes les plus éminents, tout en justifiant la nôtre dans les cas où nous nous sommes séparé de leurs doc: trines.

« Qu'il nous soit permis de mentionner ici que, dans les nombreux appels que nous avons faits tant à l’histoire qu à la science, nous avons cherché à réparer autant que possible un oubli commis par nos prédécesseurs, ainsi que par nos contemporains, qui ont, pour ainsi dire, laissé dans l’ombre ce vaste continent américain, dont l'influence et la puissance augmen= tent cependant de jour en jour et dont les populations marchent de pair avec celles de l’Europe dans la voie de la civilisation et des lumiéres. Les relations de l'Ancien avec le Nouveau Monde sont devenues journalières ; elles ont établi des rapports, créé des faits, soulevé des questions d’une nature à part et d’une haute portée universelle : de sorte que désormais toute œuvre traitant du droit international, qui négligerait de mettre à profit cette source féconde d'informations, serait incomplète et même exposée à l'erreur.

« Pour le classement des matières, nous avons suivi une mé-

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