‹ Le droit international; précédé d'un exposé historique des progrès de la science du droit des gensChapitre 5 sur 104 · DE LA CINQUIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA CINQUIÈME ÉDITION

La quatrième édition du Droit imternational, dont le premier volume parut en 1887, étant épuisée, nous nous sommes demandé s’il serait préférable de la refondre entièrement ou de la réimprimer textuellement en la complétant par un sixième volume formant supplément. C'est à ce second parti que nous nous sommes arrêté. En voici la raison : La refonte eût pris au moins deux années ; ce nest qu'après ce délai qu'aurait pu commencer le travail, très considérable, de l’édition, et l’ouvrage eût manqué pendant fort longtemps. La réimpression pure et simple était au contraire chose relativement aisée. Nous en dirons autant de l'impression du supplément ou sixième volume qui paraîtra en même temps que les autres volumes de la cinquième Edition.

Nous avons aussi cru devoir obéir à une considération d'intérêt, en faveur des acquéreurs de la quatrième édition; le système que nous avons adopté leur permettra d'utiliser encore notre ouvrage en le complétant par le supplément, il en eût été tout autrement si notre cinquième édition se fût présentée sous la forme d’une refonte générale.

Qu'on nous permette de saisir l’occasion de répondre à une question qui nous a été posée maintes fois. Pourquoi, renonçant à la langue espagnole qui est celle de la première édition de ce traité, avons-nous donné la préférence à la langue diploma-

LXU PRÉFACE

tique, dans les éditions subséquentes ? Nous avons cédé en ceci, comme en d’autres points,aux soilicitations de nos amis et de la critique.

Au nombre de ces amis, nous nous permettrons de signaler M. Drouin de Lhuys, ancien Ministre des Affaires étrangères de France, qui, en présentant notre première édition à l’Académie des Sciences morales et politiques, s’exprimait en ces termes : |

« M. Calvo, cédant à un iouable sentiment de patriotisme, a. écrit son livre en espagnol ; mais notre langue lui est assez familière, 1l doit avoir trop à cœur de propager, en Europe aussi bien qu'en Amérique, les sages doctrines dont il s’est fait l’apôtre, pour que nous ne l’eng'agions pas à publier prochainement une édition française qui consolidera, en le généralisant, l'accueil sympathique qu'il a déjà reçu du monde savant. »

(Bulletin des Séances de l'Académie, 1869, p 475.).

Quelles que soient les inévitables imperfections d’un livre de ce genre, nous espérons qu'il continuera à rendre des services appréciés ; si, d'ailleurs, quelques hésitations subsistaient dans notre esprit, elles devraient disparaître devant l’accueil si favorable du public de toutes les nations : nous constatons, en effet, avec une légitime satisfaction, que la quatrième édition de cet ouvrage à été traduite en plusieurs langues ; tout récemment encore, M. le Professeur Papafrancos en publiait à Athènes une édition en langue grecque ; n’est-ce pas la meilleure preuve de l'utilité de notre œuvre ?

Paris, Février 1896.

TABLE DES MATIÈRES

Page 1