CIRCULAIRE
Paris, le 12 novembre 1881.
Son Excellence M. Flourens, ministre des Affaires étrangères au ambassadeurs de la République française.
Monsieur,
La Commission internationale, réunie en 1885 pour réglementer le libre usage du canal de Suez, s'étant séparée sans avoir complètement terminé son œuvre, le gouvernement de la République pense que, cette Commission ayant eu son siège à Paris, il lui appartenait
&) Les pièces officielles que nous reproduisons ici donnent la solo tion & pou près définitive de la question de la neutralisation du canal de Suez, que nous annoncions comme prochaine au moment de l'impres sion de notre Ie* volume. (Voir t. 1, pp. 507-515.)
Il ne reste plus en effet à régler que des points de détail relatifsà des réclamations du Sultan. Le gouvernement français est d'accord avec le gouvernement de la Reine pour ne pas accorder à ce dernier ct qu'il réclamait pour la protection des territoires ottomans de la mer Rouge.
Quant à la Commission internationale de surveillance, composée dés consuls étrangers, dont, d'après la convention, la présidence devait étre dévolue au doyen du corps consulaire, le Sultan demandait que cette présidence fat attribuée à un Ottoman.
La réponse faite par l'Angleterre à cette demande a également obtenu