‹ Le droit musulman, exposé d'après les sourcesChapitre 117 sur 144 · DES CHOSES TROUVÉES · texte numérisé non relu

DES CHOSES TROUVÉES

Autres sectes. Chez les schaflites, la chose doit être rendue au propriétaire qui ne produit pas de témoins, s'il donne une exacte description de cette chose; les azemites laissent \e.mùltekit libre de restituer la chose ou d'exiger la preuve par témoins.

Si deux personnes prouvent leur droit de propriété sur la même chose, c'est le sort kùr'e qui décide.

Autres sectes. Les schaflites remettent dans ce cas la volution au koif.

Les koïf sont les personnes qui sont chargées de décider de la propriété des choses trouvées , par leur expérience personnelle, et en consultant principalement la ressemblance ou l'analogie. Du temps de Mahomet, c'étaient ceux de la race koïf qui étaient chargés de cette mission, et qui décidaient à qui devaient appartenir et être remis les enfants trouvés et les objets perdus. Les décisions émanent encore du koïf, dans la Transcaucasie , chez les peuplades nomades d'origine tartare, notamment en ce qui concerne les bêtes épaves.

§ 3. Un enfant, dont les parents sont inconnus, reste chez le mùltekit, qui doit pourvoir à son entretien et à son éducation ; ce à quoi les autres musulmans peuvent l'aider.

Autres sectes. D'après les lois des schaflites et des azemites, l'entretien d'un enfant trouvé doit être fourni par le beit ul-mol, ou par des dons volontaires, ou par les personnes qui offrent d'y pourvoir gratuitement; si personne ne se présente, le mùltekit doit prendre soin de l'enfant.

Le mùltekit doit être majeur, sain d'esprit et de la religion musulmane. S'il maltraite l'enfant ou s'il lui donne de mauvais exemples, l'autorité peut lui retirer l'enfant, et le confier à un plus digne.

Quand il a atteint sa majorité, cet enfant trouvé a le choix ou de rester comme esclave chez le mùltekit, ou de réclamer sa liberté, mais à charge par le lekit de rembourser au mùltekit tous les frais qu'il lui a occasionnés. Néanmoins l'obligation do ce remboursement dépend encore de ce que le mùltekit affirmera par serment n'avoir pas pris cet enfant pour l'amour de Dieu teberru'en, mais dans l'intention de se rembourser de ses dépenses, si le lekit ne voulait pas rester son esclave,

Autres sectes. Chez les schaflites et les azemites, le lekit ne devient jamais, dans aucun cas, l'esclave du mùltekit; mais celui-ci peut demander remboursement de ses Impenses: 1) s'il ne l'a point élevé teberu'en pour l'amour de Dieu ; 2) s'il l'a pris sur l'ordre du kadi et avec la réserve de réclamer plus tard un dédommagement; 3) quand, sans que le kadi ait ordonné de prendre cet enfant, celui-ci reconnaît avoir été entretenu par le mùltekit. .

§ 4. Les esclaves et les animaux trouvés doivent être restitués à leur propriétaire qui les réclame, et celui-ci est tenu de rembourser au mùltekit tous les frais qu'il a faits pour l'entretien et la garde; frais dans lesquels il y a lieu de tenir compte des services rendus H des travaux faits au proÛt du mùltekit.

Autres sectes. Pour l'indemnité en cas d'esclaves et d'animaux trouvés, les schaflites et les azemites suivent les mêmes règles que celles ci-dessus indiquées en cas d'enfants trouvés.

On ne peut prendre sous sa garde les bêles appartenant à un autre que lorsqu'elles manquent visiblement de nourriture et de surveillance, et qu'elles en sonffrent.

Autres sectes. Chez les schaflites et les azemites, il est obligatoire wodjib de prendre sous sa protection les esclaves ou les bétes qui sont exposés à périr dans un danger; il n'est que conseillé, sunnet, de s'en occuper, quand ils ne courent pas danger de mort.

Le zoleh, l'animal épave est vendu sur Tordre du hakim seher'e, s'il est à craindre qu'il ne se détériore ou qu'il ne meure. Le prix est réservé pour le propriétaire qui le retire des qu'il se présente avec la preuve de son droit de propriété *.

Le mùltekit garde le zoleh pendant un an, et le fait ensuite vendre.

§ Ô. Aucune chose inanimée trouvée valant plus d'un dirhem, ne peut être l'objet d'un usage ou d'une location, sans le consentement de son légitime propriétaire.

Autres sectes. Chez les schaflites et les azemites, une épave, de quelque modique valeur qu'elle soit, est régie par les règles générales du litkete.

1 Le soin do recueillir les animaux épaves est en Transcaucasie dans les attributions des autorités de police.

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