III. Tekbir ul-ehrom, la sainte invocation de Dieu
Elle consiste dans l'exclamation : Allah ekber « Dieu est grand ! » qui se fait immédiatement après le niyyet en élevant
» Des prières de cette espèce, selot ul-mesofer, sont subordonnées à des circonstances qui en changent les règles, par exemple quand le musulman est à la guerre.
les mains à la hauteur des oreilles, d'une voix concentrée ou chantante et en langue arabe.
Au tekbir appartient l'acte appelé kero'et, qui consiste dans la lecture de elhenied, c'est-à-dire du premier chapitre du Koran, fatihch, et du cent douzième, teuhid ou ichlos. Les musulmans appellent simplement et par excellence ce chapitre « le chapitre. » Ces deux chapitres doivent être lus en arabe et précédés, comme du reste la lecture de tous les chapitres excepté ^neuvième, de l'articulation suivante : Bismillah ur-rhetnone urrehim, ce qui veut dire « Au nom de Dieu le miséricordieux et » l'excellent! »
IV. RukvCe, l'inclinaison. Cette pratique consiste, le fidèle étant debout, à baisser le haut du corps, sans toutefois atteindre jusqu'au sol. Cette inclinaison doit s'étendre jusqu'à ce que les mains, glissant le long des reins, atteignent les genoux.
Leruku'e ne consiste que dans une seule inclinaison, pendant laquelle il faut s'écrier : subhone rebbi el-'ezimi we bihemdih, ce qui veut dire : « une inclinaison devant le Dieu très-pur et très- » haut. »
Y. Sudjud, les prosternations. On les fait, étant assis, en touchant la terre avec le front, et en prononçant les mêmes paroles que dans l'inclinaison, avec cette modification qu'on substitue le mot e'elo au mot ezim, deux mots qui néanmoins ont la même signification h très-haut. »
L'ensemble de ces pratiques, qui doivent s'accomplir successivement et sans interruption, forme ce qu'on appelle ruftet, c'est-à-dire le rite de l'inclinaison.
VI. Quand le rufëet est fini, on prononce pour achever la prière, le teschehhttd, c'est-à-dire qu'étant assis, on confesse l'islamisme en disant : eschhedû en la ilahe illallah toe eschhedu enne Mohammeden resul allah, ce qui veut dire : « Je reconnais » un seul Dieu, et je reconnais que Mahomet est le prophète de » Dieu. » A la fin de la prière, on prononce le selam, c'est-àdire qu'on demande à Dieu de bénir Mahomet le prophète et tous les croyants. Le selam est prononcé assis, en baissant la tête ou en tournant les yeux de tous les côtés.
§ 4. Entre les pratiques du mùkeddemot et du mùkerrenot, se trouvent en quelque sorte comme transition de l'un à l'autre, les pratiques azon et ekomet.