‹ Le droit musulman, exposé d'après les sourcesChapitre 25 sur 144 · CHAPITRE VIA · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIA

Emer mà'erûf tve nehf mUuker, l'exhortation à accomplir ta loi et a « abstenir de tome inégalité.

Ma Vu/ 1 signifie l'exhortation à toute bonne action, ftt'ft, et mûnker, l'abstention de toute action mauvaise, illégale, kebih.

C'est le devoir de tout musulman de conseiller des actes bons et conformes à la loi, et d'aider à les accomplir, comme d'un autre côté d'empêcher chacun de faire des actes contraires à la loi. C'est principalement le devoir des grands et des illustres, c'y on.

En ce qui concerne le détournement des violations de la loi, il faut observer ce qui suit :

LE DROIT CNIL. 75

1) Avant d'exhorter, nehi, il faut être certain que la personne à laquelle on va adresser l'exhortation a réellement accompli ou est dans l'intention d'accomplir une mauvaise action ;

2) On doit de plus être intimement convaincu que le mùnkir, c'est-à-dire le coupable, tiendra compte de l'exhortation;

3) Quand il apparaît qu'il a quelque repentir, et quand il reconnaît avoir mal fait, il faut lui présenter les exhortations.

4) Mais s'il est certain que ces exhortations ou la tentation d'arrêter de mal faire seraient infructueuses, et auraient même des suites fâcheuses pour l'exhortant, il peut se dispenser de s'en mêler.

Pour empêcher quelqu'un de faire de mauvaises actions, on peut se servir de trois moyens, selon qu'on s'exprime par signes, par paroles ou par actions, dil 9 zebon m dest. Il faut employer ces moyens successivement. En tous cas, il faut commencer l'exhortation avec douceur et calme, puis, si cela ne suffit pas, élever la voix et enfin, se servir des mains pour tâcher d'empêcher une mauvaise action ; cependant, il n'y a que le souverain du pays ou l'imam qui ait le droit d'employer la force contre le coupable et de lo punir.

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