‹ Le droit musulman, exposé d'après les sourcesChapitre 6 sur 144 · PARTIE DOGMATIQUE DE LA RELIGION · texte numérisé non relu

PARTIE DOGMATIQUE DE LA RELIGION

«A chaque homme, nous avons fixé irrévocablement son » sort. (Nous lui avons attaché son oiseau au cou). »

Le chapitre XXXVII, Es-saffat, les ordonnances, vers. 92 :

« Dieu vous a créés, vous et ce que vous faites. »

Le chapitre II, la vache, vers. 209 :

« Dieu met sur le chemin le plus droit qui il veut. »

Les chapitres XVII, 99; III; IV; V; VI, 150; VII, 184; U,274;LXXXVII,3ï LXII, 612.

Le chapitre II, vers. 6 :

« Dieu a scellé leurs cœurs et leurs oreilles (des infidèles); un » voile couvre leur figure; une justice sévère les attend. » Le chapitre VI, vers. 38 :

« Dieu jette dans l'erreur qui il veut, et remet qui il veut dans » le droit chemin. »

Vers. 112 :

« Et quand Dieu a résolu de vous conduire, il vous inspire » d'embrasser l'islamisme. »

Le chapitre XVI , vers. 96 :

« Si Dieu l'avait voulu, il n'aurait fait de vous qu'un seul » peuple J mais il mène dans Terreur ou dans le bon chemin » qui bon lui semble, et vous devrez un jour rendre compte de » ce que vous aurez fait. »

Le chapitre III, Al'Imron, vers. 139 :

« Personne ne meurt sans la volonté de Dieu ^ et il meurt » comme et quand cela a été écrit dans le livre' qui fixe son » temps à chaque chose dans ce monde. »

Le chapitre LXXV1I, Dehr ou Inson, l'homme, vers. 3 :

« Nous lui avons montré, à l'homme, le vrai chemin, qu'il soit » maintenant croyant ou infidèle ! »

restreindre le libre arbitre par des lois immuables de la Providence divine. Déjà, dans les premiers siècles de l'hégire, il ne manquait pas de ces esprits spéculatifs qui cherchaient à expliquer la coexistence de la prédestination divine et du Ubre arbitre de l'homme. Au troisième siècle de l*h4gire, sous le califat de Maman, partisan d'AU, les mutazalites avaient publiquement proclamé la liberté de la volonté humaine. Ces protestants , et plus tard ces rationalistes de l'islamisme, ne se séparèrent primitivement que sur un point essentiel des sunnites, les hommes de la tradition. Ils proclamèrent que la variété des qualités de Dieu ne s'accordait pas avec l'unité de Dieu ; ils envisagèrent la Divinité comme la réunion de la sagesse, de la puissance, de la bonté, de la justice. Cette théorie, fondée sur la justice de Dieu, amena l'adoption du principe de la liberté de la volonté de l'homme. (Voy. Weil Hist. des califes, II, p. 262.)

Le chapitre III, vers, 156 :

« Croyez-vous qu'il sera fait de môme à celui qui accomplit >• la volonté de Dieu, et à celui qui a excité sa colère et qui » aura l'enfer pour demeure? Le chemin qui y conduit est ef- » froyable. »

Vers. 157 : « Dieu a différents degrés de récompenses et de » punitions : il observe vos actions. »

Le chapitre XXXIX, vers. 70 ;

« Au jour du jugement dernier, chacun recevra la récompense » de ses actioos : Dieu sait ce que chacun a fait. »

Voyez en outre les chapitres X, 107 ; XXVII, 93; XVII, 15; XXXLX, 41 j XVIII, 30, 56; XLI, 17, 18; II, 38, 39; V, 18; XIII, 29, 30; XIV, 104, 107, 108; XVI, 26; XLVII, 17; XVI, 36, 37 et seq.

S 4. Nebiïtomt, la mission des prophètes.

Il y a eu depuis Adam jusqu'à Mahomet en tout 124 mille prophètes, dont six (voy. l'introduction), Adam, Noé, Abraham, Moyse, Jésus et Mahomet ont révélé aux hommes les commandements de Dieu et ont publié de nouvelles lois et de nouvelles règles de croyance. Mahomet se donne comme le dernier et le principal des prophètes.

L'adoration du Dieu unique et l'obéissance envers le prophète sont ordonnées à plusieurs reprises dans de nombreux passages du Koran. Delà vient que la croyance à la mission prophétique de Mahomet est un dogme fondamental de la religioB musulmane.

Les sunnites et les schiites se séparent sur ce dogme en ce que les derniers tiennent tous les prophètes pour parfaitement purs, n'ayant jamais péché et incapables même de pécher. Les sunnites, au contraire, s'appuyant sur les textes du Koran dans lesquels Mahomet demande à Dieu le pardon de ses péchés, croient que lui, comme les autres prophètes, ont été sujets à pécher, mais que, par la grâce divine, ils ont été affranchis de la tentation de pécher et libérés de la peine de leurs fautes. Dans le chapitre XL, vers. 57, il est enjoint à Mahomet de prier tous les jours pour que Dieu lui remette ses péchés. Comparez les chapitres XXI; 11, 209; VI, 34, et XL, 78 sur la mission des prophètes.

Le chapitre XXXIII, El-ehzab, vers. 38, porte :

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