OPINION DES MENNONITES SUB LE SERMENT, ET SDR LA GUERRE
« Ces sectaires , actuellement très pacifiques , probes et industrieux, très adonnés au commerce et à l'agriculture,
offrent une grande simplicité de mœurs Quoiqu'éloignés
' de toute espèce de dispute religieuse , ils diffèrent entr'eux sur beaucoup de points, mais Us s'accordent tous à n'administrer le baptême qu'aux adultes, A NE PAS JURER, et à repousser l'usage des armes. Ils ont beaucoup d'afHnité, sous le rapport des mœurs et de la discipline, avec les quakers et les frères-moraves. >»
(Balbi, Abrégé de géographie, p. 69).
Nous devons à l'obligeance d'un ancien Mennonite, des renseignements très curieux, et tout récents , qu'on ne lira pas sans un vif intérêt :
« Pour ce qui est de la prestation des serments, écrit-il, les Mennonites , la refusent absolument. Ils en faisaient de même autrefois à l'égard du service militaire, et ils avaient presque partout obtenu des gouvernements l'affranchissement de ce service contre une prestation pécuniaire, ou autre. Hais ces privilèges leur ayant été enlevés presque partout , ce fait a produit, chez eux, des diversités et des divergences d'opinion et de pratique. Le refus absolu du service militaire existe encore cke% ceux des États-Unis d'Amérique et de la Russie. Dans ce dernier pays, ils ont accepté de faire, en échange, un service de forestier, mais bon nombre ont émigré dernièrement en Amérique. Ceux de Suisse (Berne) refusent aussi, en majeure partie; mais leurs privilèges leur ayant été enlevés
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Tannée passée, on ne sait encore ce qu'ils feront. Dans le canton de Neuchâteî, une de leurs églises refuse encore^ l'autre s'y est soumise depuis quelques années. Ceux de Hollande et du sud de l'Allemagne se sont soumis au service militaire depuis le commencement de ce siècle. Ceux de Prusse sont placés comme infirmiers , ou dans le train, pour venir au devant de leurs scrupules de conscience. »
(Paris, Juillet 1876i.
OPINION DE M. BONNIEK, PROFESSEUR A LA FACULTÉ DE DROIT DE PARIS, SUR LA MARCHE A SUIVRE VIS-A-VIS DES PLAIDEURS , OU DES TÉMOINS APPELÉS A JURER, ET «UI UÉCLAKKNT NE PAS CROIRE A LA DIVINITÉ.