‹ Le droit pénal de la république athénienne [microform] précédé d'une étude sur le droit criminel de la Grèce légendaireChapitre 4 sur 203 · PREFACE. Y · texte numérisé non relu

PREFACE. Y

législateur ne nous est guère connue dans son ensemble et dans ses détails. Quelques fragments de ses lois sont les seuls documents authentiques qui soient arrivés jusqu'à nous, et l'on verra plus loin que les orateurs attribuent à Solon une foule d'institutions et de règles juridiques qui datent incontestablement d'une époque plus rapprochée des temps modernes. Tout ce que l'historien du droit pénal peut se permettre, sans manquer aux règles d'une saine critique, sans substituer aux faits de vaines et inutiles hypothèses, c'est d'indiquer pour les diverses espèces de délits, dans les cas très-rares où l'exploration consciencieuse des sources le lui permet, les règles qui appartiennent à Solon, celles qu'il a empruntées à Dracon et celles qui doivent être attribuées à leurs successeurs.

L'étude du droit pénal d'Athènes, tel qu'il existait au siècle des orateurs, présente elle-même des difficultés presque insurmontables.

Quand le fanatisme musulman réduisit en cendres l'admirable bibliothèque d'Alexandrie, celle-ci renfermait un grand nombre de traités et de recueils où la législation de l'Attique apparaissait sous toutes ses faces. Aristote, Antisthène, Théophraste, Démétrius de Phalère, Cratère, Callimaque, Asclépiade, Polémon, Apollodore et une foule d'autres avaient commenté les œuvres des législateurs et collectionné les décrets

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