‹ Le droit pénal de la république athénienne [microform] précédé d'une étude sur le droit criminel de la Grèce légendaireChapitre 5 sur 203 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

du peuple (i). Il semble même que le droit criminel avait été l'objet d'études spéciales. Athéûéè attribue à Polémon un commentaire des lois pénales de Solon (2), et Diogène de Laërte affirme que Criton avait composé un Dialogue intitulé Du Q-ime (3). Si ces documents précieux réunis par des contemporains célèbres, si ces traités et ces nombreux commentaires étaient parvenus jusqu'à nous, rien ne serait plus facile que de reconstituer le droit pénal de la glorieuse capitale de l'Attique. Mais toutes ces richesses sont à jamais perdues, et l'on se trouve, à l'égard de la législation criminelle d'Athènes, à peu près dans la position où l'on serait à l'égard de la législation romaine, si le Digeste et le Code de Justinien avaient, eux aussi, péri dans les flammes !

De nombreux fragments de lois sont, il est vrai, intercalés dans les discours des orateurs les plus célèbres; mais les beaux travaux de Boeckh, de Westermann, de Droysen et d'autres philologues éminents ont eu pour résultat de prouver que le plus grand nombre de ces fragments sont l'œuvre capricieuse de copistes d'Alexandrie et de Pergame, qui cherchaient à compléter les chefs-d'oeuvre de l'art oratoire, en suppléant par l'imagination à l'absence de textes authen-

(1) Voy,, pour la nature et le sort de leurs œuvres, Telfy, Leges atticœ, Prœf.

(2) Voy. Preller, Poîemonis Periegetœ fragmenta. Lips., 1838.

(3) Diogène de Laërte, Criton (II, 4).

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