DES DÉLITS CONTRE LES PERSONNES
§ P"^. De Vhomicide volontaire.
La peine de l'homicide volontaire [(^ôvoz ïy. npavoiaç, Yjyoç iv.o-jGioz} était la mort, si le coupable restait sur le sol de la patrie; l'exil perpétuel, s'il prenait la fuite pour se soustraire au dernier supplice. Après une première plaidoirie, à moins qu'il ne s'agît d'une accusation de parricide, l'accusé était toujours libre de s'exiler lui-même. L'accusateur et les juges ne pouvaient l'en empêcher. « Les fondateurs de cet usage, quels qu'ils « fussent, dit Démosthène, dieux ou héros, ont pensé «.' qu'il fallait, non accabler un malheureux, mais « adoucir son infortune, dans les limites de la jus- « tice (i). »
Ce châtiment n'est pas la seule punition qu'encourait
(1) Démosthène c. Midias, 43; c. Aristocrate, 69, 70, 80. Antiphon, Sur le 'meurtre d'Rérode, 13 etsuiv. Pollux, VIII, 117. Ce dernier texte, d'après une correction faite par Hemsterhuis, doit être lu de la manière suivante : « p-îrà ^è rôv Tzpôrspo'j \6-p-j iEvjv ^u-yîtv, 7r)/^v si.' tiç yo-Aaç lit) a7rîz.Tovw;. « Comp. Platon, Lois, IX, 40. Hermogéne, Ars rhet., 80. Libanius, Déclam., XL. ,