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CHAPITRE TROISIÈME

Les magistratures réjmblicaiies ra sénatoriales,

§ 1. Partie générale (1).

Les anciennes magistratures républicaines sont maintenues avec leurs insignes et leurs honneurs; mais les attributions réelles qui leur compétaient du temps de la République, sont concentrées désormais en majeure partie entre les mains de l'empereur, et, en partie, déléguées par lui à des fonctionnaires impériaux. D'ailleurs ces magistratures se trouvent, vis à vis du pouvoir impérial, dans un état de subordination qui leur enlève l'indépendance administrative dont elles avaient joui durant la République.

L'Empire organisa d'une manière fort rigoureuse Yordo honorum% c'est à dire la filière des magistratures à parcourir successivement (2).

Il établit quatre échelons : la questure, l'édilité ou le tribunat, la préture et le consulat.

Pour briguer la questure (3), le citoyen doit être en possession du lattes clavusy partant du cens sénatorial, avoir géré le tribunat militaire pendant une année (tribunus laticlavius) (4) et une place du XX viraius (5), et avoir vingt-cinq ans (p. 449, ne 5).

(1) Waltbr, § 284-285. Langb, I, 722-723. Mispoulbt, I, 249-250. Clason, Cassius Dio.LIl, 20, pour servir à la question des leges annales de l Empire (en ail.). Breslau, 1870. Nipperdey, Variarum observationum antiquitatis romanae, e. 1, Jena, 1871, c. 2, ib., 1872.

(2) Mommsrn, I, 536-537.

(3) J. Centerwall, Quaepublica officia ante quae&turam geri solita sint temporibus ImpercUorum. Upsala, 1874.

(4) Plin., EpisL, III, 20 § 5. Cf. Subt., Dom., 10. Mommsen, 1, 525, n« 1-2- Cette obligation a été maintenue jusqu'à l'époque d'Alexandre Sévère. Mommsen, I, 527, n« 3.

(5) Cf. Tac, Ann., III, 29. Mommsen, I, 529. Depuis les Flaves le tribunat militaire suit généralement le XX viratus. Mommsen, I, 526, n' 3.

Pour briguer l'édilité ou le tribunat (1), il faut avoir géré la questure depuis un an au moins (2).

Pour briguer la préture, le citoyen plébéien doit être édilicien ou tribunicien (3); le citoyen patricien, questorien (4). Le candidat doit en outre avoir géré la magistrature précédente depuis un an au moins (5) et être âgé de trente ans (6). Depuis Alexandre-Sévère, la gestion de l'édilité ou du tribunat n'est plus requise (7).

Le consulat ne peut être géré qu'après la préture et avec un intervalle d'un biennium (s).

Comme le nombre des places pour chacun de ces échelons est à peu près le même, le citoyen qui a géré le XXviratus, parcourt généralement toute l'échelle des honneurs, jusqu'y compris la préture, sans s'exposer, sauf motif grave, à un échec dans ses candidatures (9).

Des dispenses relativement à l'intervalle légal ou au certus ordo honorum (10) ou à l'âge requis, sont accordées soit jure liberorum(u)f en vertu des leges Julia et Papia Poppaea, soit par sénatusconsulte (12) ou par faveur impériale (13).

L'iteratio des magistratures, par exemple, du consulat, avec l'observance d'un court intervalle, n'est pas interdite (14).

Il est permis également de cumuler l'une de ces magistratures avec une promagistrature ou avec une fonction impériale, par exemple, le consulat avec la préfecture de la ville

(1) En effet, après Auguste, on ne trouve plus d'exemples que le môme citoyen ait géré le tribunat et l'édilité. Mommsbn, I, 536, n* 2.

(2) Mommsbn, I, 516-517. — (3) Dio Cas s., LU, 20. (4) Momm8kn, I, 537, n* 2. — (5) Mommsbn, I, 517.

(6) Dio Cass., LU, 20. Cf. Spart., Sev., 3.

(7) Lampr., AL Sev.. 43. Mommsen, I, 539-540.

(8) Mommsbn, I, 509, n* 3. Cf. Borghesi, VII, 527.

(9) Mommsbn, I, 477-481, 538-539, 556-558. — (10) Mommsbn, I, 541-542. (11> Pun„ Epist.y VII, 16. Dig.9 IV, 4, 2. Mommsbn, I, 556, n« 1. Madvig,

(12) Tac, Ann., II, 32. — Mommsbn, I, 557, n" 2-3.

(13) Plin., Epùt., VII, 18. Capit., Clod. Alb., 6. Mommsbn, I, 558, n« 1.

(14) Plin., Paneg., 61. — Mommsbn, I, 503*

ou le proconsulat, la préture avec la fonction de légat us legionis, etc. (1).

§ 2. Partie spéciale.

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