I. SOURCES LATINBS
Tous les ouvrages de la littérature romaine fournissent certaines données qui contribuent à la construction de la science des antiquités. Nous nous contenterons de citer brièvement les plus importants.
1° Documents officiels.
Les Fasti consulaires ou Magistratuum (Fasti Capitolini) (2).
Les leges, edicta, sénat us consulta, etc. (3).
(1) W. A. Becker, Manuel des antiquités romaines (en allemand). Leipzig, 1843. T. I, p. 3-68. L. Lange, Antiquités romaines (en ail.). Berlin. 1876. T. I, p. 2-42. 3« éd.
(2) Ils sont publiés dans les Jnscriptiones latinae antiquissimae de Th. Mommskn, Voyez plus loin.
(3) Lange, I, 20-21. Haubold, Antiquitatis Romanae monumenta legalia, éd. Spangenbbrg, Berlin, 1830. Goettling, 15 documents officiels romains (en ail.). Halle, 1845. Bruns, Fontes juris Romani antiqui, 3e éd. Tubingen, 1876. Dirksbn, Examen des essais relatifs à la critique et à la restitution du texte des fragments des lois décemvirales (en ail.). Leipzig, 1824. R. Schobll, Legis XII tabularum reliquiae. Leipzig, 1866. A. F. Rudorff, Edicti perpetui quae reliqua sunt. Leipzig, 1869. G. Haenel, Corpus legum ab imperatoribus Romanis antc Justinianum latarum quae extra Constitutionum codices super sunt. Leipzig, 1857.
«e éd. 1
Les Jeta senatus populique Romani, cliurna (1).
2° Les Inscriptions (2) et les Monnaies (3).
3° Parmi les écrivains latins nous mentionnerons, pour les institutions de la République, Tite-Live, Varron (4), Oicéron, à la fois orateur, philosophe et homme d'Etat (5), et les écrits encyclopédiques ou poly historiques de Pline l'Ancien, de Festus, d'Aulu-Gelle et de Nonius Marcellus ;
Pour les institutions du Haut-Empire, Tacite, Suétone, Pline le Jeune et les Scriptores historiae Augustae ;
(1) Leclerc, Des journaux chez les Romains. Paris, 1838. Lieberkubhn, De diurnis Rornanorum actis. Weimar. 1840. Huebner, De senatus populique Romani actis, Leipzig, 1859. K. Zell, Des journaux des anciens Romains (en ail.). 2e éd. Heidelberg, 1873.
(2) Okelli, Inscriptionum Laiinarum selectarum amplissima collectio ad illustrandam Romanae antiquitatis disciplinant accommodata. Zurich, 1828. 2 vol. Volumen tertium collectionis Orellianae supplementa emendationesque exhibens, éd. G. Henzen. ïb., 1856.
Le Corpus inscriptionum Laiinarum, en cours de publication à Berlin, dont ont paru : Priscae Latinitatis monumenta epigraphica ad archetyporum fidem exemplis lithographis repraesentata, éd. Fr. Ritschl, 1862, in-fol. ; vol. I, Inscriptiones Latinae antiquissimae ad C. Caesaris mortem, éd. Th. Mommsen, 1863; vol. II, Inscr. Hispaniae lat., éd. Aeh. Huebner, 1869; vol. III, Inscr. Asiae provinciarum, Europae çraecarum, lllyrici lat., éd. Th. Mommsen ; 1873; vol. IV, Inscr. parietariae Pompeianae, fferculanenses, Slabianae, éd. C. Zangemeistbr, 1871 ; vol. V. Inscr. Oalliae Cisalpinae lat , éd. Th. Mommsen, Pars prior, 1872f — Pars post., 1877; vol. VI, Inscr. urbis Romae lat., éd. G. Henzen, J. B. de Rossi et E. Bormann; Pars prima, 1876; vol. VII, Inscr. Britanniae lat., éd. Aem. Huebner, 1873; vol. VIII, Inscr. Africae lat., éd. G. Wilmanns, 1881. Il faut y ajouter VEphemeris epigraphica, publiée à Rome depuis 1872, pour compléter les volumes du Corp. Inscr. qui ont déjà paru, & fur et à mesure que de nouvelles inscriptions sont découvertes.
J. B. de Rossi, Inscriptiones christianae urbis Romae septimo saeculo aniiquiores. Vol. I, Rome 1857-61.
(3) Th. Mommsen, Histoire de la monnaie romaine, trad. de l'allemand par le duc de Blacas et J. de Witte. IV volumes, Paris, 1865-1875. J. Eckhel, Doctrina numorum velerum,fi vol. Vienne, 1792-1798.
(4) Son livre, Rerum divinarum et humanarum antiquitates, qui serait pour nous la source la plus précieuse, est presque entièrement perdu. Mais Ton trouve cependant des renseignements importants dans les livres conservés de lingua latina.
(5) Sont surtout à consulter les fragments De republica, les Epistolae, et pour les antiquités judiciaires les Orationes (avec le commentaire d'Asconius).
Pour les institutions du Bas-Empire, la Notitia dignitatum et administrationum omnium tara civilium quam militarium in partibus Orientis et Occidentis (1), les res gestae d'Ammien Marcellin, les Epîtres et les Panégyriques de Symmaque et les Variae de Cassiodore.
4° Les écrits des jurisconsultes (2), le Codex Theodosianus et le Corpus juris civilis de Justinien (3).