‹ Le droit pubde romainChapitre 73 sur 185 · I . Les sacra publica sont subdivisés en · texte numérisé non relu

I . Les sacra publica sont subdivisés en

a) sacra pro populo et

b) sacra popularia, ou les cultes spéciaux des différentes divisions administratives et politiques du peuple, tels que les sacra curionia, les cornpitalia, paganalia, etc., dont nous avons déjà parlé (4),

(1) Marquardt, t. VI, surtout pp. 5-55, 119-226, 241 suiv. Walteb, §§ 24, 147-149. Madvig, II, 580-721. Ambrosch, Etudes sur l'ancien culte rom. (Studien und Andeutungen im Gebiete des cdtroem. Bodens und Quitus) (en ail.). Breslau, 1839. Woeniger, Le droit sacré et la procédure de la provocatio (en ail.). Leipzig, 1843. Hartung, La religion des Rom. (en ail.) 2 vol. Erlangen, 1836. Klausen, Enéeet les Pénates (en ail.) 2 vol. Hamburg, 1839- 1840. Preller, Mythologie rom. (en ail.), 2° éd. Berlin, 1865.

(2) Cic, denat. deor., II, 3 § 8. Ps. Cic, de har.resp., 9 § 15. Liv., V,5I. XLI V, 1 , etc. Dionys., II, 18.— Ihering, L'esprit du droit rom. (en ail.), 1, 270*

(3) Cic, de nat. deor., III, 2 § 5.

(4) Fest., 245», 253». Voyez plus haut, pp. 35 et 57-58,

Par les sacra pro populo, on entend le culte public, célébré au nom du peuple entier et aux frais de l'Etat (1). En effet l'Etat, composé de la réunion des familles et des gentes romaines, constitue lui-même une grande famille religieuse, qui, de même que chaque famille, chaque gens, a son culte, ses dieux, ses prêtres (2).

1° De même que la familia, l'Etat a son foyer, ses Di pénates et ses Di Lares.

Le foyer de l'Etat (focus publions) (3) est allumé dans la regia (domus regia Numae) (4). A la regia confine le temple de Vesta, la déesse du foyer, dont le culte est lié intimement à celui des pénates (5). Ici est célébré le culte des Di pénates publici (ô) ; ici sont gardés les palladia, les pignora fatalia (7), dont la conservation était considérée comme la sauvegarde de l'Etat romain.

Les Lares de l'Etat (Lares praestites, publici) (s) sont personnifiés dans les fondateurs de la grande famille romaine, Romulus et Remus, qui en cette qualité sont réputés fils de Lara(Larunda9Acca Larentia) ,1a mère commune de&Laresfo).

2° De même que la gens, l'Etat a ses dieux protecteurs.

(1) Fbst., 245»,

(2) Cf. Fustbl de Coulanqbs, La Cité antique, L. III, ch. 6, Les dieux de la Cité.

(3) Cia.cfetep., II, 8 §20.

(4) Ambrosch, Etudes etc., p. 1, suiv. Becker, I, 223, suiv.

(5) Macrob., Sot., III, 4 § 11. Ps. Cic, de har. resp., 6 § 12. — Marquardt, VI, 244, n« 2.

(6) Tac, Ann.y XV, 41. Fest., p. 250. Serv., ad Aen., II, 296, III, 12. Varr., cité par Arnob. (adv. gent., III, 40), dit : « nec eorum numerum nec nomina sdri. »

(7) D10NT8., II, 66. Liv., V, 52. — Marquardt, VI, 241. — Les vierges vestales et les pontifes ont seuls accès au penetrale Vestae.

(8) Ovid., Fo8t., V, 129 suiv. Cf. Plut., Quaest. rom.t 51. Plin., XXI, 8 (3). — Merckel, Ad Ovid. fast., p. CXXII, CCX1X. Hertzberg, De diis Romanorum patriis etc. Halle, 1840, p. 28 suiv.

(9) Schobmann, De diis Manibus, Laribus et Oeniis, p. 1 1; 13. Greifswald, 1840. Schwegler, H. r., I, 432. Cf. Mommsen, C. /., I, p. 409 ad 23 Dec. Marquardt, VI, 429, n« 6. — E. Saglio, Acea Larentia, dans le Dict. des ant. gr. et rom. de D. et S. Mommsen, La vraie et la fausse Acca Larentia (en ail.), dans les Rech. rom., II, 1-22.

Les principaux sont Janus, Jupiter, Mars et Quirinus (1), qui ont aussi leur sanctuaire dans la regia. Le nombre des dieux auxquels l'Etat rendait un culte public, s'accrut dans la suite, soit que l'Etat reçût dans le culte national les dieux de villes voisines, alliées ou soumises au peuple romain, soit que l'on évoquât à Rome les divinités protectrices de villes assiégées (2) .

De plus, dans le cours de la République, les rapports de Rome avec la Grande-Grèce, et surtout les libri Sïbyllini% originaires des colonies grecques de l'Asie-Mineure, firent adopter dans le culte romain des divinités étrangères, helléniques(3).

De là la'division des dieux en Di patrii ou proprii (les anciennes divinités romaines) et en Di pçregrini (4). Les premiers sont honorés ritu patrio ou romano, les seconds ritu graeco (5).

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