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Le droit public de l'église

L'epoque actuelle est rcMiiyrquable par ses agitations fébriles, ses inconstances, son culte de la matière, et son insouciance à l'égard des questions intellectuelles et morales dont vivent cependant les sociétés. On y parle, il est vrai, beaucoup d'instruction et de science, mais cette instruction est toute professionnelle et matérialiste, cette science est toute expérimentale et ne s'élève guère au delà de certaines nomenclatures générales ou détaillées, peu importe. Elle manque complètement de solidité, parce- (|u'elle n'est pas assise sur le terrain ferme des principes incontestables. De là ces variations perpétuelles de doctrines et de théories ces systèmes embrassés aujourd'hu avec enthousiasme et bafoués demain. De là ce goût du superficiel, de l'a peu près, cette hoiTcur instinctive du livre et de Tétude, ce culte du journal, de la lievuc périodique futile et présomptueuse, qui passe pour savante, parce qu'elle prend des allures dogmatiques, et prononce des oracles sur toutes les questions qu'elle ignore, même les plus graves et les plus fondamentales. Les législateurs euxmêmes, les orateurs des assemblées délibérantes n'échappent pas à cette atmosphère qui les enveloppe. Comment pourrait-il du reste en être autrement? Ils on

II LE DROIT PUBLIC ECCLKSIASTInUE.

été amenés à s'occuper des affaires publiques, sans préparation aucune, sans études préalables. La politique pour eux est tout entière dans les expédients, dans une certaine habileté vulgaire, dans le talent de saisir une occasion favorable, de se plier aux circonstances que fait naître cette reine capricieuse qui s'appelle l'opinion publique.

Les faiblesses intellectuelles et morales des hommes de hotre temps se font jour surtout, dès qu'il est question des droits de cette société divine et immortelle qui s'appelle l'Église catholique ou l'Église de Jésus-Christ. Il ne manque pas même de chrétiens qui n'ont aucune idée, ou qui n'ont qu'une idée superlicielle des prérogatives conférées par Jésus-Christ à son Église, des tkoits que le temps et la tradition ont reconnus à cette Mère bienfaisante de l'ingrate société moderne. Mais c'est surtout le libéraUsme, cette grande hérésie de notre époque, comme Tappelle si justement l'illustre écrivain dont nous nous proposons de donner le livre au public, c'est surtout le libéralisme qui s'acharne contre l'Église catholique. Le libéraUsme, qui ne le sait, qui ne l'a constaté avec toute évidence désormais, le libéralisme n'est autre chose que la secte maçonnique, transportée et agissant dans la vie publique.

Or, le but de la secte maçonnique n'est autre que celu de détruire le règne de Dieu, de Jésus-Christ, de son Église, dans ce monde, et d'y substituer le règne du naturalisme, de l'homme divinisé, c'est-à-dire sousti'ait à l'empire inaliénable de Dieu et de son Christ. Sans doute ce plan est insensé ; il est, il sera toujours irréalisable. Le cri poussé par Satan à l'origine des temps : « Vous serez comme des dieux», a été fécond en misères de tout genre pour la race humaine. Mais, peu importe ; les fils de Satan

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