‹ Le droit public de l'égliseChapitre 2 sur 39 · PREFACE. HI · texte numérisé non relu

PREFACE. HI

n'en continueront pas moins Foeuvre de leur père, sans souci des calamités qu'ils allircront infailliblement sur le monde, sans souci des malédictions qui les attendent de la part de leurs victimes, dans le temps et surtout dans l'éternité.

« Le libéralisme donc, comme l'écrit le P. Liberatore, dès la première page de son livre, s'acbarne contre l'Eglise catholique, ou pour parler plus rigoureusement contre Jésus-Christ dont l'Éghse est le royaume. Celte reine des nations, dit-il, les adorateurs du siècle voudraient la réduire à la condition d'une servante. C'est une besogne r^'pugnante que celle d'être condamné à lire les faux principes, les déductions illogiques, les théories abrutissantes qu'ils entassent dans leurs livies et dans leurs journaux, qu'ils proclament dans leurs assemblées politiques et jus- <{u'à la tribune des Parlements. On conteste à l'Eglise son caractère de royaume indépendant, on lui interdit l'exercice des pouvoirs publics ; on écarte son influence de tout Tordre social extérieur. C'est à peine si on consent à lui réserver un asile dans le réduit invisible de la conscience individuelle ; car on nourrit l'espoir de la chasser même de là, grâce à la propagande de ce qu'on appelle la libre pensée.

« Étant donnée cette situation lamentable à tous les points de vue, il est évident que les écrivains catholiques ont le devoir rigoureux de saisir la seule arme qui leur soit laissée, c'est-à-dire celle de la plume, et d'entreprendre la défense de TÉpouse de Jésus-Christ assaillie de toutes parts. C'est à eux quii appartient de proclamer hautement la vérité, de confondre les artisans modernes d'impiété, les coryphées du mensonge. »

Jusqu'à cette heure, grâce à Dieu quia daigné nous permettre de travailler à la défense de sa cause, nous n'avons pas failli à ce devoir que nous avions commencé à remplir du haut de la chaire chrétienne.

Dès l'année 1868, nous avons donné au public la traduction de l'admirable et substantielle étude de notre maître le R. P. Tarquini, de la Compagnie de Jésus, depuis le cardinal Tarquini, sur le droit public de l'Eglise, sous le titre : Les principes du droit public de V Église réduits à leur plus simple expression (1). Ce livre, malgré l'aridité de sa forme, a «jté accueilli avec tant de faveur, qu'en moins de deux ans, il a fallu en faire trois éditions successives, et qu'aujourd'hui il estdevenu presque introuvable. Quatre ans après, nous avons publié notre ouvrage de la Réi'olution et de la restauration des vrais principes sociaux dVépoque actuelle {"2) , épuisé lui aussi et dont plusieurs hommes éminents réclament une seconde édition.

Nous avons combattu la secte maçonnique et le libéralisme dans deux autres volumes, dont le dernier est de date récente (3;.

Le livre que nous traduisons en ce moment est l'œuvre du R. P. Liberatore de la Compagnie de Jésus, publicistc infatigable, l'un des rédacteurs les plus assidus de la Civiltà cattolica, ce modèle accompli des Revues catholiques, un écrivain d'une rare sagacité, d'une science touours sùi'c delle-mèiii'j, d'une orthodoxie irréprochable,

(1) 1 voL ÌL1-8. Bnixellcs, Goeui.ire, 1868 à 1872.

(2) 'i \o\. iu-8. Bruxelles, Goeiiuire, 1872.

(;<) La Frauc-M icjuiiirie. fttude hisloriqiio, pliysinlniviqiip et critique. 1 vol. iu 8. Bruxelles, Goemare, 1874.

Lu Franc-Maçonnerie contemporaine. 1 vuL iu-8. l^iège, Dessaiu, 1885. 2"= édilion.

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