‹ Le droit public de l'égliseChapitre 27 sur 39 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

373. — L'idée fondamentale, et pour ainsi dire l'idée mère de tout notre travail a été, comme nous l'avons déclaré dès le commencement à nos lecteurs, la souveraineté de l'Église. L'Église a été formée par Jésus-Christ sous la forme d'un Etat, quoique d'ordre spirituel, d'une société publique et parfaite. Le trône et la demeure royale de David, dit excellemment saint Epiphane, c'est le sacerdoce au sein de l'Église. Le Seigneur a investi son Église de cette dignité royale à la fois et pontificale, en transportant dans son sein le trône de David, destiné à durer éternellement (1). »

374. — Le Chef de l'Église est Jésus-Christ, et Jésus- Christ est à la fois Prêtre et Roi. Si Jésus-Christ est Prêtre et Roi, l'Église est religion et royaume. Si elle est religion et royaume, elle est par conséquent dotée de toutes les prérogatives qui appartiennent au pouvoir royal. Yoilà, en deux mots, le résumé de notre livre.

Le libéralisme pdorateur de TEtat-Dieu ne veut pas de cette doctrine. Il s'acharne de toutes ses forces à enlever à l'Église cette souveraineté qui lui'appartient, en lui enlevant un à un tous ses droits, et en cherchant à la sou-

(1) Thronus David et Regia Sedes est sacerdotium in sancta Ecclesia; quani dicailatem regiam siuiulque poutiliciam siiuul conjunctiiu larpitus est Dominus sanclse Ecclesia; suoi, trausiato iu ipsam throno David, non deficieute in œtarnum. Epiphanius, Haereses. 29.

mettre à sa domination. Efforts impies, mais destinés à échouer! L'Eglise, plutôt que d'accepter le joug inique, ira de nouveau au-devant des persécutions et du martyre. Pour elle, il n'y a pas de milieu : ou le trône ou la croix.

FIN DU ÏRArrE.

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