‹ Le droit public romain 7Chapitre 1 sur 33 · PREFACE DE L'AUTEUR · texte numérisé non relu

PREFACE DE L'AUTEUR

Ce volume, consacré au Sénat, termine le Droit public romain. Nous n'avons pas à nous excuser de ce que notre ouvrage se trouve plus volumineux que ceux antérieurement écrits sur le même sujet :il embrasse un domaine plus large, il s'occupe de Vimperium Romanum aussi bien que de \urb8 Roma. Pourtant ses dimensions résultent aussi en partie de ce que nous avons séparé le tableau de la magistrature en général de celui des magistratures particulières, en partie de ce que nous avons étudié successivement la magistrature d'un côté et le peuple et le sénat de l'autre. La première disposition nous a fréquemment contraint à revenir à propos des magistratures isolées sur ce qui avait déjà été dit dans la partie générale. La seconde a rendu nécessaire de traitera deux reprises des questions nombreuses, tout acte des comices et du sénat étant en même temps un acte d'un magistrat. Mais le groupement des matières d'après la plus générale de ces divisions est requis avec une nécessité impérieuse par le caractère de l'Etat romain et il est pris pour fondement dans toutes les descriptions rationnelles de cet Etat; sous ce rapport, la mienne ne diffère

des précédentes qu'en un point ; c'est que cette disposition y est non seulement indiquée, mais observée. On ne peut là se contenter de renvois. Le matériel fourni par les sources est essentiellement identique pour les pouvoirs militaires des magistrats et pour les pouvoirs militaires du sénat. Mais l'intelligence politique, à laquelle il s'agit d'arriver, ne peut être atteinte qu'en classant et en pesant ces textes, d'une part, au point de vue du rôle du général et, d'autre part, à celui du rôle du gouvernement de Rome. Sans doute, certaines abréviations auraient été possibles dans le détail, si un pareil travail pouvait être fondu d'un seul jet; mais, en somme, on ne peut bien comprendre la façon dont s'enchaînent entre eux les organes politiques de Rome que par leur étude distincte.

Relativement au présent volume, on remarquera que, par dérogation à la méthode suivie dans le reste de l'ouvrage, le livre de M. Willems relatif au même sujet a été constamment pris en considération. Cette conduite a paru commandée par le soin apporté par l'auteur à la confection d'un livre dont le seul tort est d'être trop étendu et que j'ai mis à profit plus d'une fois, en même temps que par la différence fondamentale de point de vue qui me sépare de M. Willems et que, sans méconnaître tout ce qu'il y a d'utile dans son travail, j'ai regardé comme une nécessité scientifique d'exprimer clairement.

Berlin, mars 1888.

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