‹ Le Droit public romainChapitre 16 sur 53 · Imper ator · texte numérisé non relu

Imper ator

Le principal a vu subsister, sans changement ou avec peu de changement (I, 142 [144] note 4), l'ancienne coutume

(1) L'augurât apparaît à titre isolé chez Caligula (monnaie de frappe non romaine, Eckiiel, 6, 220: Cohen, n. 1 = 12) et Claude (Eckhel, 6, 241; Cohen, n. 06= G9). Le complément proposé par Ilcnzen, p. lxvi pour les actes des Arvales de l'an 58, selon lequel Néron mentionnerait les quatre grands sacerdoces dans ses titres, ne peut pas être exact, même en s'en tenant à l'ordre du monument isolé. — Des princes de la famille impériale citent leurs sacerdoces, ainsi par exemple encore L. .^lius le quindécemvirat (C. /. L. III, 4366).

(2) Telles sont les statues d'empereurs érigées dans le bois des Arvales avec la légende fratri Arvali ; les monnaies dont nous aurons à parler plus loin, frappées afin de fêter la cooptation des empereurs dans les grands collèges, parmi lesquelles relie de Vcspasien (Cohen, n. H. 12 = 41. 43) indique au moins le titre d'augure. Les monnaies de Vilellius avec XVv'w sacv. fac. (Eckhel, 6, 316) sont frappées pour une raison spéciale.

TITRES HONORIFIQUES SPECIAUX A l/EMPEREUR. 43

républicaine, selon laquelle le gihiéi-al, c'est-à-dire, sous TEmpire, principalement et bientôt exclusivement le prince, recevait et portait comme titre la dénomination à' imperator à raison des victoires remportées par lui ou sous ses auspices. L'acquisition du principat et par suite du commandement suprême étant considérée comme entraînant en même temps celle du nom à'imperator, elle n'est elle-même* exprimée que par l'insertion alors faite ordinairement de ce titre parmi les noms (p. 27 et ss.); insertion qui d'ailleurs est comptée dans le calcul des acclamations qui suivent. Le prince se désigne donc, à la suite de la première victoire remportée par lui ou pour lui. comme imperator II et ainsi de suite (1), et il place cette mention parmi ses titres officiels (2), en général à côté du prœnomen imperatoris qui lui est acquis par l'acquisition du principat.

Ces sept titres (3) composent par leur réunion le titre offi- ordre des uire»

/Il im|)i5riauv.

(1) Dion, 43, 44, après les mots cités p. 27, note 1 : OJ jiévto: xai tô àpyaïov £x •zoù'zo'j xitea-jOt,. àÀ),' ËsTiv Ï7.iityj't ■ xal ôià toôto -/Cxl Ôî-jTssov et:' aoTwv i~i- VETX"., OTiv 'jixr^i T'.và TOiaÔTf.v àvîAuvTai. 0". iiàv yip aCiô to'jto aOtoxpiTOps; (= les empereurs) i'~a; -rf, rpos-r.Yopia TaÔT-r,, ms-zo ta"; a/,).a:;, vcal -rriÙTr, fz /pÔJvxa'. • ol 5' àv xal c:à toÀ£;jlwv à;iôv Tt a-j-rr,; xaTopOwsojïi, xal îXcÏvt.v TT,v 37:6 ToO ipyiio-j — poîÀaa^r/ovs'., xàx tg'jtoo xal oîJTîpôv •:•.; xal TptTov. . . aCtoxpâTwp î::o/o;i.â!£-:a'.. Cf. 53, 17. Ce texte a été regardé avec raison par les nuinismatistes (Eckhel, 8, 3olj comme une preuve que la première acclamation de victoire donne le titre imp. II. C'est également ce qu'impliquent les titres d'Auguste; car son prœnomen imperatoris est, comme le montre visiblement la monnaie qui porte impferator) divi Juli f\ilivs) ter(tium] (IV, p. 431, note o), tout simplement le titre républicain à.' imperator dénaturé en nom.

(2) Il mérite d'être noté que la mention de l'acclamation impériale est pour plusieurs empereurs réservée de préférence à l'or et a l'argent. 11 en est particulièrement ainsi pour Domitien : les monnaies frappées par lui la portent régulièrement, tandis qu'elle manque presque complètement sur le cuivre Sénatorial Cohen, n. 356. 337 = 173. 231 sont les seules exceptions'i. Sur les espèces de cuivre de Claude on rencontre bien imperator à la suite, puisqu'il ne le porte pas comme prœnomer: mais les chitlres d'acclamation ne se trouvent que sur l'or et l'argent. Ce titre militaire convient mieux à la frappe du général qu'à la frappe civile proprement dite.

(3) Nous négligeons ici des titres originaux comme celui de princeps senatus de Pertinax Dion, 73, :i. Orclli, 89G= C. /. L. XI. 3873. Orelli, 897 = C.I.L. II, 4125} et celui de sacerdos amplissimus dei invicti Solis E/a^oôo/j d'Elagabal (C. /. L. III, p. 892 et complètement sur le diplôme nouvellement découvert, Épfi. Ep. II, 464 = C. I. L. m, suppl. p. 1997: aussi dans l'inscription C. I. L. VI, 3839,.

ciel de l'empereur en ajoutant le chiffre pour les attributions susceptibles d'itération. L'ordre d'énumération de ces attributions, qui est évidemment en même temps leur ordre hiérarchique (1) est en général (2) le suivant :

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