PREFACE DE LA TROISIEME EDITION XXIX
damnation suffisante de ce système. Par la nationalisation, nous entendons confier les propriétés nationales aux intéressés eux-mêmes : producteurs et consommateurs associés. »
Mais les rédacteurs de la déclaration de Lyon ne voulaient pas qu'on pût croire que la C. G. T. abandonnait le principe révolutionnaire suivant lequel elle s'est constituée. On lisait en effet au début même de la déclaration : « Sans qu'aucune équivoque puisse être possible^ le syndicalisme déclare qu'il est dans son origine, son caractère présent, son idéal permanent une force révolutionnaire... Le mouvement syndical ne peut être que révolutionnaire puisque son action doit avoir pour but de libérer le travail de toutes les servitudes, de soustraire tous les producteurs à tous les privilèges, de mettre toutes les richesses entre les mains de ceux qui concourent à les créer '. »
Les mêmes principes ont été formulés à Orléans en 1920, et, après de violentes discussions entre les membres de la commission administrative de la C. G. T. et les extrémistes, à Lille, au mois de juillet
Dans sa tactique nouvelle, la C. G. T. échouera encore. Elle sera impuissante à réorganiser la production même par la constitution et l'action de son Conseil économique du travail, et cela parce qu'elle
I. Cité d'après Jouhaux, Le syndicalisme et la C. G. T., p. a33 et 236.