‹ Le droit socialChapitre 26 sur 95 · PREFACE DE LA TROISIEME EDITION XXXI · texte numérisé non relu

PREFACE DE LA TROISIEME EDITION XXXI

on commet en parlant de la concentration toujours plus grande des capitaux et aussi quel est notamment le nombre considérable des petits porteurs d'obligations et d'actions de chemin de fer.

Enfin la C. G. T. n'ignore points quoi qu'elle en dise, que si l'organisation qu'elle préconise peut s'appliquer à certaines grandes activités tout particulièrement d'intérêt général, qui sont déjà des services publics ou qui le deviendront certainement dans un avenir prochain, elle n'a rien à faire avec quantité d'activités qui répondent à des besoins certains, mais qui ne peuvent point être organisés sur le modèle des services publics, qui continueront d'être laissées à l'initiative individuelle et resteront forcément des entreprises privées soumises au libre jeu de l'offre et de la demande.

Il n'est pas cependant inutile de rapporter quelques-unes des formules que le syndicalisme oppose maintenant au communisme, et dont le vide et les contradictions internes vont faire apparaître d'évidence le néant de la nouvelle tactique.

Le 22 janvier 1920, M. Jouhaux écrivait que le but de la C. G. T. est « d'organiser pour mieux détruire ». Dans l'Atelier du 7 avril 1920, développant et expliquant la formule précédente, il disait : « Notre conception ne saurait se contenter d'une expectative catastrophique qui laisserait à la catastrophe même le soin de déterminer l'ordre et l'équilibre nouveaux.... Le prolétariat doit se placer dans une

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