XXXIV PREFACE DE LA TROISIEME EDITION
en effet que^ pour que des services publics de cet ordre puissent fonctionner utilement, il faut autant que possible les industrialiser, les soustraire à l'action politique du gouvernement, leur donner une direction autonome à laquelle seront associés, sous le contrôle supérieur du gouvernement, les techniciens, les ouvriers manuels et même, si l'on veut, et dans une mesure à déterminer, les représentants de ceux qui usent le plus habituellement du service.
Il est exact que certains grands services, fonctionnant actuellement sous la direction immédiate du gouvernement et n'ayant encore reçu aucune autonomie, pourraient dès à présent être très utilement organisés d'après ce système, être industrialisés et patrimonialisés, c'est-à-dire recevoir un patrimoine et un budget distincts de ceux de l'Etat et dont le produit serait exclusivement affecté au fonctionnement et à l'amélioration du service, et cela avec une direction autonome, mais placée sous le contrôle immédiat et permanent du gouvernement. Pour ma part, j'estime par exemple qu'il y aurait de grands avantages à réorganiser, d'après ces principes, le service des postes et télégraphes. La chambre des députés est d'ailleurs déjà saisie de propositions en ce sens.
Les chemins de fer constituent certainement un service public ; et le principe de nationalisation tel que paraît l'entendre la C. G. T. peut théorique-