PREFACE DE LA TROISIEME EDITION XXXV
ment se défendre. Mais il faut tenir compte de la situation de fait existante^ des concessions données aux compagnies^ dont les capitaux, contrairement à ce qu'affirment faussement les meneurs syndicalistes, ne sont point concentrés dans les mains de quelques gros capitalistes, mais divisés à l'infini entre une multitude de petits porteurs. Les Chambres viennent d'approuver une convention conclue entre l'Etat et les grandes compagnies, qui parait devoir réaliser de très heureuses modifications dans le régime de nos voies ferrées.
Enfin il est exact aussi que certaines activités, qui sont encore aujourd'hui laissées complètement à l'initiative privée, devront être dans un avenir non éloigné organisées en service public industrialisé conformément au principe général mis en avant par la C. G. T. Par exemple, il est probable que, dans un avenir peut-être prochain, , il en sera ainsi des mines, de la houille blanche, des assurances et peut-être du ravitaillement en pétrole. Mais ce que ne disent pas les syndicalistes^ c'est que malgré cette transformation, les capitaux privés qui ont été placés dans ces entreprises devront continuer de recevoir leur rémunération. Ce que ne disent pas non plus les syndicalistes ou du moins ce qu'ils ne disent pas d'une manière suffisamment claire, c'est que l'organisation en service public de ces grandes activités d'intérêt général, dont le fonctionnement doit être assuré