‹ Le droit socialChapitre 36 sur 95 · XLII PREFACE DE LA TROISIEME EDITION · texte numérisé non relu

XLII PREFACE DE LA TROISIEME EDITION

J'en ai dit assez pour montrer le néant et le danger de la doctrine syndicaliste, quelles que soient les formes quelle revête. Le principe dont elle par est faux ; les moyens d'action qu'elle préconise ne peuvent aboutir ou n'ont abouti, là où V expérience a été faite, qu'à créer la misère, la destruction, la famine, la souffrance et la mort.

Mais si la doctrine syndicaliste est théoriquement sans valeur et pratiquement néfaste, si l'application que l'on en a faite a été profondément nocive, le fMt syndicalisme reste certain et d'une importance primordiale, avec les caractères que j'ai essayé de déterminer dans ce petit livre. Cependant à l'heure actuelle, il semble bien qu'il y ait, sinon un recul, du moins un arrêt dans 'l'évolution syndicaliste. Ce qui précède montre que la cause véritable en est l'antinomie existant entre le fait social pris dans sa réalité et la théorie dont on veut imposer l'application.

Evidemment , l'individualisme propriétaristo, tel qu'il est sorti de la révolution française, est en train de disparaître. La conception individualiste pure ne correspond plus ni aux faits, ni aux idées de notre époque. La conscience moderne est imprégnée de cette idée qu'une obligation de travail s'impose rigoureusement à tous et que la participation

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