I. Cf. Paulowski, La confédération générale du travail
lo8 TROISIÈME CONFÉRENCE
Je crois absolument à la profondeur et à l'importance du mouvement syndicaliste ; mais je tiens à dire nettement sur (juels points très précis je répudie énergiquemcnt les doctrines du syndicalisme révolutionnaire.
D'abord je repousse avec la dernière énergie ce que les syndicalistes révolutionnaires, à la suite de M. Georges Sorel, appellent pompeusement la théorie de la violence et le mythe de la grève générale. M. Georges Sorel a notamment écrit : « La violence vient naturellement prendre place dans notre système : d'un côté un progrès rapide de la production conduit par un capitalisme déchaîné, et de l'autre une organisation croissante du prolétariat qui acquiert des qualités de puissance dans les luttes violentes que les grèves entraînent, voilà les deux conditions du syndicalisme
(F. Alcan"), 1910; E. Poujet, La Conféâcraiion générale du travail, 1908 ; Lagardelle, Mouvement socialiste, 3" série, I, p. 46, 1907, le losumé des doctrines de l'école syndicaliste révolutionnaire; Id., Le syndicalisme, dans Documents du progrès, avril 1908, p. '299; GrifFuelhcs, L'action syndicaliste, 1908; Id., Le syndicalisme révolutionnaire, 1909. Rapp. Challaye, Le syndicalisme révolutionnaire, Revue de métaphysique, janvier 1907, p. 3o3 et mars 1907, p. a56 ; Villey, Les nouvelles forces sociales, le syndicalisme, lievue d'économie politit/uc, 1907, p. 7ii, et aussi la bibliographie très complète donnée par M. l'aulowski à la p. i53 du livre cité au coniniencement de l.i note.