‹ Le drôle de corps; comédie en un acte et en prose. Représentée pour la premìere fois a Paris sur le Théâtre du Panorama, le 3 août 1822Chapitre 20 sur 29 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

Les Mêmes , L.\EUSSIÈRE , envieux gentilhomme bas

Breton .

LABUSSiÈaE.

Avec qui. . . qui qui causes-tu là Na. . .Nanette ?

NANETTE

C'est vous, Monsieur! tenez, je parlais justement d'vous avec le futur de marnselle-

LABUSSIÈRE.

Le fu, fu, fu.. .qu'en', qu'entends-je? vous seriez monsieur Pi, Pi... Pivoine?

J'ai cet honneur-là, Monsieur, (à Nanetie.) Dis-moi donc, cet autre qui bégaye , c'est le cousin ?

NANETTE

Oui.

LABUSSIÈRE.

Que , que' , que. . . qu'est-ce que vous dites ?

M. PIVOINE

.Te dis, Monsieur , qu assuréinenl je suis ... je suis bico flallé... '

LABUSSIÈRE.

Et moi aussi ; je suis cha . . . cha . . . charme de vous co... co. . . connaître. . . vous allez devenir notre pa, pa, parent. M. Pivoi>E.

Quelle parenté !

LABUSSIÈRE.

As . . . As . . . Aspasie a tout ce qu'il faut , pou . . . pou. . . pour plaire ; je vous trouve un parti très so . , . so . . . sorlable, et je pan . pan ... je pense que vous ferez son Lo . . . bo . . . bonheur.

M. PIVOINE

Oui, mais sachez, Monsieur.. Votre nom s'il vousk plaît?

LABUSSIERE,

Mon. . . mon. . . mon. . .

Yolre nom .''

LABUSSIERE.

Je m'appelle Rigogo. . . Rigobert Gui. . . Gui..'. Guillaume de la lîrelfe. . . Bretailicre, gcn. . . gen. . . gentilhomme ba- . ba. . bas Breton; ancien co. • co... commandant de la mi. . . mi. . . de la milice de Quin. . . Quin. . . Quimper Corentin.

M. PIVOINE

Eh bien , monsieur de la Bretaillère , sachez que . . .

LABUSSIERE.

Je suis cou . . . cou . . . cousin de ma . . . ma . . . madame de Cormoran.

M. PIVOINE

Raison de plus pour- . .

LABUSSIERE.

Qu'est bien la plu. . . plu. . . la plus digne femme que je connaisse .

M. PIVOINE

Benè sit ; mais. . .

LABUSSIERE.

Elle est ac ■ . . ac . . .

M. PIVOINE

Acariâtre , vous voulez dire ?

LABUSSIERE.

Non , non ac . . . commodante . . • quolq . • . quoiq ....

quoi(|u un peu eu ■ . . eu . . .

M. PIVOINE

Curieuse.

labussiehe.

Curieuse, mais elle ra. . rachetfe ce léger de. . . «lé. . . défaut, par tant de charmes. . . ne irou. . . trou. . . trouver vous pas que. . .que je lui ressemble.

M PIVOINE

C'est vrai , comme deux gouttes de lait.

LABUSSIERE.

Cet air de fa. . . fa. . . famille, n'a rien d'élo . . to. . . d'étonnant ; eh bien, Monsieur, je ressemble à ma c... ma c. . . à ma c. . ma cousine; non seulement de 6. . fi. . . de figure, mais encore de carac . • de caractère. En me prenant par la dou. . .dou. . . par la douceur, on fait de moi tou. . . tou. . . tout ce qu'on veut.

M, PIVOINE

En ce cas, Monsieur, je vous dirai, sans m'échauffer la bile , que j ai fait des réflexions ullérieuressur le mariage.

LABLSSIERE.

IJ. .u . . .ultérieures!

M. PIVOINE

Oui, je sens maintenant que je ne suis pas né pour porter un si pesant fardeau.

LABUSSIERE.

Vous n'êtes pas né . . . né pour ça .

M. PIVOINE

Non , et je vais attendre ici M. Pernel , pourlui signifier ma dernière résolution .

NANETTE, las à Loliissière Diantre! empêchez -le de rester, Monsieur.

LABUSSIERE , ùas.

Laisse- moi faire , va. (Iiaut à Pivoine. ) Mon . . Monsieur , vous refusez la ni. . . ni. . .nièce de M. Pernet , c'est f o . . . fo . . . fort bien , li . . . li . . . libre à vous , vous ne voyez là ni in. . -ni in. . .ni injure ni af . . ni affront ; c est po. . .po . . . possible ; mais veuillez venir avec moi , sous ces ma.. ma . maronniers là-bas , j'aurais deux mots à vous dire en pa. . pa. . en particulier.

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