M. PIVOÎNE, ASPASIE, NANETTE , EUGENE , M. PERNET
EUGENE
M. Pivoine ! . . .
M. #£RNET;
Laissc-Ie aller , mon cher ami, laisse-le ailer.. . bon dieu ! quel déluge de paroles ?
NATSËTTE; Eh bien ^ tnonsieur , y avez-vous compris qiielq' cho^fc.
M. PERNET
l'as seùleinent un mot.
A si* A ^IJÈi , à part.
Ni mbi won plâs , je l'avoué.
M. PERNET
Ah ! Nanelte , il semble que mbu dievàl soit mort tout exprès, comme par inspiration, pour m'empCchcr n'aller chez le notaire , et de conclure tin mariage qui aurait fail Je malheur de ma nièce.
NANELTE.
C'est vrai ; cette pauvre bf lé !u'« à t-cndii la un lier service-
M. PERNET
Mais OÙ est ton ami, Eugène, que je le remercie aussi d« dévouement.
EUGENE , apercevant La Buisière.
Le Toici. {Il va au devant de lui). Viens, viens mon ch«r La Bussière. . . M. Pernel veut te voir et te. . . LA BUSSIERE , bas à Eugène.
Que dire , que faire à présent .''
EUGENE , de même.
Crainte de mal parler , tais-Joi.
LA BUSSIERE , las.
C'est dit ; je suis muet.
EUGENE , à M. Pemet.
Voilà mon ami que j e tous présente .
M. PERNET
C'est à vous , monsieur, que je dois, dit on , Tavantagc d'être délivré. . .
LA BUSSIERE , ouvrant une grande bouche. Han ... hi . . . hao î
M . PERNET , à Eugène ■ Eh bien , qu'est-ce qu'il a donc , ton ami ?
L\ BUSSIERE.
Ho hé . . . hi ho . . , ho hu . . .
M. PERNET
Je vois que monsieur a quelque difficulté à s exprimer.
LA BUSSIERE.
Hi han . . . han hi . . . ah I ah ?
M. PERNET
Tu entends peut être ce langage là, toi ? qu'est-ce quïl dit f
EUGENE
Il dit que l'accident arrivé à M. Pivoine, n'est pas un» raison pour que ma cousine soit privée d'un mari , et que , pour la dédommager de la perle qu'elle vient de faire, vou< devriez consentir à nous marier.
M. PERNET
Comment , han hi , ha , ha , signifie tant de choses ?
EUGENE
Oui, M. Pernet ; LA BUSSIERE , mettant la main d'Aspasie dans celle d'Eugène. Hin . . . hin . . . hon . . .
M. PERNET
Ah ! ces gestes-ci , je les comprends bien ; reste à savoir si Àspasie ...
ASPASIE
Moi , mon oncle , je ne suis pas muette ; et si vous me demandez mon sentiment, je vous répondra franchement qu« mon cousin me plait , et que je le préfère à M^ Pivoine^: ;.
LA BUSSIERE , rapprouoant.
Hi , hi , han , han , }ian , han , hi , hi . . .
EUGENE
Je croîs que c'est clair à présent M. Pernet ?
M. PERNET
Oui , très-clair ; Eugène , tu amèueras demain Ion père , et nous causerons plus amplement de cette affaire-là . . .
EUGENE
Vraiment. . . je pourrais espérer. . .
M. PERNET
Oui , espère... pour vous, monsieur, qui avez le malheur «Vêîre muet, croyez que je fais les vœux les plus sincères pour que TOUS recouvriez bientôt la parole . . .
LA. BUSSIERE , d'un airnaïf.
Vous êles bien bon, monsieur, je vous remercie.
M. PERNET
Il n'y a pas de quoi.