‹ Le drôle de corps; comédie en un acte et en prose. Représentée pour la premìere fois a Paris sur le Théâtre du Panorama, le 3 août 1822Chapitre 28 sur 29 · M. PIVOÎNE, ASPASIE, NANETTE , EUGENE , M. PERNET · texte numérisé non relu

M. PIVOÎNE, ASPASIE, NANETTE , EUGENE , M. PERNET

EUGENE

M. Pivoine ! . . .

M. #£RNET;

Laissc-Ie aller , mon cher ami, laisse-le ailer.. . bon dieu ! quel déluge de paroles ?

NATSËTTE; Eh bien ^ tnonsieur , y avez-vous compris qiielq' cho^fc.

M. PERNET

l'as seùleinent un mot.

A si* A ^IJÈi , à part.

Ni mbi won plâs , je l'avoué.

M. PERNET

Ah ! Nanelte , il semble que mbu dievàl soit mort tout exprès, comme par inspiration, pour m'empCchcr n'aller chez le notaire , et de conclure tin mariage qui aurait fail Je malheur de ma nièce.

NANELTE.

C'est vrai ; cette pauvre bf lé !u'« à t-cndii la un lier service-

M. PERNET

Mais OÙ est ton ami, Eugène, que je le remercie aussi d« dévouement.

EUGENE , apercevant La Buisière.

Le Toici. {Il va au devant de lui). Viens, viens mon ch«r La Bussière. . . M. Pernel veut te voir et te. . . LA BUSSIERE , bas à Eugène.

Que dire , que faire à présent .''

EUGENE , de même.

Crainte de mal parler , tais-Joi.

LA BUSSIERE , las.

C'est dit ; je suis muet.

EUGENE , à M. Pemet.

Voilà mon ami que j e tous présente .

M. PERNET

C'est à vous , monsieur, que je dois, dit on , Tavantagc d'être délivré. . .

LA BUSSIERE , ouvrant une grande bouche. Han ... hi . . . hao î

M . PERNET , à Eugène ■ Eh bien , qu'est-ce qu'il a donc , ton ami ?

L\ BUSSIERE.

Ho hé . . . hi ho . . , ho hu . . .

M. PERNET

Je vois que monsieur a quelque difficulté à s exprimer.

LA BUSSIERE.

Hi han . . . han hi . . . ah I ah ?

M. PERNET

Tu entends peut être ce langage là, toi ? qu'est-ce quïl dit f

EUGENE

Il dit que l'accident arrivé à M. Pivoine, n'est pas un» raison pour que ma cousine soit privée d'un mari , et que , pour la dédommager de la perle qu'elle vient de faire, vou< devriez consentir à nous marier.

M. PERNET

Comment , han hi , ha , ha , signifie tant de choses ?

EUGENE

Oui, M. Pernet ; LA BUSSIERE , mettant la main d'Aspasie dans celle d'Eugène. Hin . . . hin . . . hon . . .

M. PERNET

Ah ! ces gestes-ci , je les comprends bien ; reste à savoir si Àspasie ...

ASPASIE

Moi , mon oncle , je ne suis pas muette ; et si vous me demandez mon sentiment, je vous répondra franchement qu« mon cousin me plait , et que je le préfère à M^ Pivoine^: ;.

LA BUSSIERE , rapprouoant.

Hi , hi , han , han , }ian , han , hi , hi . . .

EUGENE

Je croîs que c'est clair à présent M. Pernet ?

M. PERNET

Oui , très-clair ; Eugène , tu amèueras demain Ion père , et nous causerons plus amplement de cette affaire-là . . .

EUGENE

Vraiment. . . je pourrais espérer. . .

M. PERNET

Oui , espère... pour vous, monsieur, qui avez le malheur «Vêîre muet, croyez que je fais les vœux les plus sincères pour que TOUS recouvriez bientôt la parole . . .

LA. BUSSIERE , d'un airnaïf.

Vous êles bien bon, monsieur, je vous remercie.

M. PERNET

Il n'y a pas de quoi.

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