‹ Le duc d'Angoulême, 1775-1844Chapitre 5 sur 35 · INTRODUCTION. XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XI

de céder. Mais comme ce fut aussi l'une des rares occasions où il soit intervenu directement dans les affaires, on lui a fait une réputation d'intolérance, alors qu'il en fut toujours l'adversaire le plus déterminé.

Pendant son troisième exil, l'avènement d'une dynastie nouvelle avait relégué dans l'ombre ceux qui personnifiaient l'ancienne. Le Prince est encore oublié, au moment même où ses nobles qualités faisaient l'admiration des populations étrangères.

Toujours plus concentré, comprimé par cette timidité qui envahissait tout son être et assombrissait son caractère, il s'isole, accomplissant sa destinée sans espoir d'aucun changement, mais aussi sans amertume. Il cherchait dans le calme de la nature un apaisement à sa douleur, et se conformant à l'enseignement du poète, il pouvait répéter avec lui :

Fais énergiquement ta longue et lourde tâche,

Dans la voie où le sort a voulu t'appeler,

Puis après, comme moi. souffre et meurs sans parler!

L'un des plus fidèles serviteurs du duc d'Angoulême disait en retraçant les phases de sa vie : « Quelle que soit notre faiblesse, nous pensons qu'à un volontaire royal, plus qu'à qui que ce soit, appartient de retracer les vertus

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