AVERTISSEMENT VII
« route est longue, peu sûre, et lu ne la con - « nais guère ; va tout de même : c'est moi, un fils « de France, qui te le demande », il y serait alh^ sans retard. J'ai fait de même, sans plus hésiter. C'est mon arrière-grand-père qui a dit oui le premier.
Les documents mis à la disposition du biographe étaient aussi bien faits pour me tenter : abondants, ! inédits, d'une indiscutable authenticité, ils apporl taient à la vérité un témoignage utile ou même pré-
; cieux. Ils rectifiaient, sur plus d'un point, les * légendes qui forment la première et souvent la seconde édition de toute histoire contemporaine, la fâcheuse et fatale contribution des passions vivantes, des rancunes, des intérêts lésés, des amours-propres froissés, des espérances ajournées, et de l'habileté des adversaires de la veille, bénéficiaires de la dernière révolution politique, toujours ardents à enno- ■ blir les origines de leur fortune K
Il m'a semblé enfin — et ce fut la principale raison qui me décida — que cette figure du duc de ; Nemours était toute noble, par là même singulière- ! ment originale, et qu'il serait bon et consolant ? d'être l'ouvrier qui la mettrait en lumière. On con- : natt mal le duc de Nemours. La destinée l'a éprouvé ; et ne l'a pas montré, il a connu toutes les respon-
i. Toutes les pièces inédites. publiées dans ce livre sont extraites des papiers personnels du duc de Nemours, qui ont élé par lui légués à M»' le duc d'Alençon.