‹ Le duc de Nemours;Chapitre 5 sur 60 · AVERTISSEMENT IX · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT IX

nous représentons en exil sera-t-ellc intacte si nous acceptons de rentrer? » Pour la même raison, Tidée monarchique eut en lui son serviteur le plus actif et le plus persévérant. Aucun des princes de sa famille ne se montra plus désireux d'amener la réconciliation des deux branches séparées en 1830 ; aucun ne s'y employa avec un si grand oubli de soi. On l'appela souvent « le plus légitimiste des princes d'Orléans». On disait vrai. Au milieu de circonstances infiniment délicates et d'oppositions difficiles à réduire, il chercha toujours, avec toute sa loyauté, comment il fallait reprendre la cause pour le bien du pays, et sans jamais désespérer. Si la « fusion » avait dépendu de lui seul, elle eût été faite dès

Cette vue constante de l'idéal, cette fermeté, cette dignité en toute chose, à quoi les devait-il? Un peu à sa naissance et beaucoup à sa foi. Le sang royal de sa race le portait naturellement au service de la France; sa foi catholique l'empêchait de se tromper sur les moyens de servir, ou de défaillir devant la rigueur ou la longueur du devoir. Le duc de Nemours était un croyant et un pratiquant. Là, comme ailleurs, il aimait la tradition : les prières liturgiques, les offices, les psaumes, la messe matinale. Il parlait peu de ces affections profondes, mais il en vivait. Et, quand il mourut, la religion consola sa mort et acheva l'exemple.

De telles existences n'ont pas besoin qu'on les

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