‹ Le duc de Persigny et les doctrines de l'empireChapitre 43 sur 54 · TOAST AU FOREZ · texte numérisé non relu

TOAST AU FOREZ

Monsieur le maire, je vous remercie , au nom de la société de la Diana, de la magnifique hospitalité que la ville de Montbrison vient de lui offrir. Les arrondissements de Saint-Etienne et de Roanne ont accueilli avec empressement la proposition de mettre le siège de notre société à Montbrison. Ils ont reconnu qu'il était juste de rendre cet hommage à notre ancienne capitale et do la dédommager des avantages qu'elle a perdus. Montbrison, de son côté, a noblement témoigné de sa reconnaissance; les uns et les autres ont été dignes du Forez. Quant à moi. Messieurs, j'ai besoin de vous remercier des marques si éclatantes de sympathie que vous me donnez ; il semble que vous vouliez faire mentir le proverbe : Nid n'est prophète dans son pfiys , car tout ce que je dis, vous l'approuvez; tout ce que je propose, vous l'acceptez. Mais votre bienveillance pour moi n'exaltera pas ma vanité : ce n'est pas mon mérite que je vois au travers de ces témoignages de sympathie , c'est votre bonté, c'est votre générosité.

Je crois, du reste, bien comprendre les sentiments qui vous animent h mon sujet. Vous vous dites : « Voilà un de nos compatriotes qui, par son dévouement à une prande cause, est parveiui à une situation élevée de l'État ; " mais ce n'est pas le vrai motif de votre sympathie. Le motif, c'est que vous vous dites encore, et vous avez raison : « Ce ministre aime son pays natal ; il nous aime, et il faut l'aimer un ])eu à notre tour. » [Explosion de bravos.)

' Prononcé, le 29 août 1862, au tjancjiiet offert par la ville de Montbrison,

Eh bien, je vous en remercie de tout mon cœur, et je vous prie en conséquence de me permettre de proposer un toast qui résume nos sentiments à tous :

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