DÉCLARATIONS DU SECRÉTAIRE
pondre ce qu'il scait sur les interpellations qu'on a à luy foire;
Que ce qui est à sa connoissance sur le contenu au dire dudit Maître Boudot, est que tous les Manuscrits de mondit feu S' Duc de S'-Simon, tant personnels qu'étrangers, ont été remis et renfermez en sa présence et celle de touttes les Parties intéressées et même de Monsieur F Évêque de Metz, dans les armoires de la salle du Daiz, sur lesquelles les scellez ont été ensuite réapposés;
Qu'il n'a point connu d'autres Manuscrits que deux petits volumes in-quarto, concernant VAbbé et r Abbaye de la Trappe qui étoient et ont dû se trouver au rang des livres de la Bibliothèque, plus quelques cahiers qui avoient été prêtés à Monsieur le Duc de Richelieu et que le comparant a depuis remis à Mons'l'Évêque de Metz, de l'ordre de feu Mons. le Duc de Shimon ;
Qu'à l'égard de la Table de tous les Manuscrits, il n'en a con i d'autre de la main de Monsieur le Duc de S*-Si on que celle qui étoit jointe à ses ouvrages;
Que c'est tout ce qu'il sçait relativement auxdits Manuscrits
En conséquence de quoy, et de ce qu'il voit que sa présence n'est plus nécessaire , il requiert qu'il soit pourvu aux frais du voyage et du séjour qu'on luy a fait taire relativement à ce que dessus , et sous la réserve de tous ses droits et actions , a signé :
E. Laudier. »
i68 CAHIERS INCONNUS.
II ressort, toutefois, de cette très-importante déclaration du Secrétaire, de celui dont, en son testament, le duc de Saint-Simon dit : a Le sieur Laudier qui a soin de mes livres, » que M. le maréchal de Richelieu avait eu communication particulière de quelques cahiers des œuvres du Duc, et que ces cahiers avaient été remis à M. TÉvéque de Metz, du vivant de leur auteur, et sur son ordre.
Quels étaient ces cahiers? S'agissait-il de fragments des Mémoires? Était-ce quelque essai de « Mémoires nouveaux »
sous forme de digression, ou formant suite à ceux de la Régence, et que, pour plus de sûreté dans les informations, le duc de Saint-Simon avait communiqués au duc de Richelieu? On peut supposer bien des choses, et par cela n être aucunement en la vérité. A tous égards, c'est une question que nous soumettons à la curiosité et à l'esprit de recherche d'autrui. Peut-être les Papiers de Claude de Saint-Simon, Évêque de Metz, pourraient-ils répandre une heureuse lumière sur ce point ténébreux.
PAPIERS DITS DE LA SuCCCSSion ET DES Affaires c DU FEU DUC DE SAINT-SIMON ». — l'eXTRAIT DES VINGT-NEUF PAQUETS PRÉSENTÉS A M. LE LIEUTENANT a VIL. — INDICATION D*UNE CORRESPONDANCE DE LA DUCHESSE DE SAINT-SIMON DEMEURÉE INCONNUE JUSQU*A PRÉ- SENT. — DEUX CENT CINQUANTE-SIXIÈME ET DERNIÈRE VACATION.
Les mois de juillet, août, septembre et octobre furent employés en vacations qui n'eurent d'autre objet que l'arrangement et r examen des Papiers dits de succession. Peu d'incidents sont à signaler pendant ce laps de temps. Le 3 septembre seulement, il fut fait inventaire de quelques meubles et effets dans une chambre de l'hôtel de Valentinois, au quai Malaquais, et donnant sur la rue des Petits-Augustins ; cette chambre avait été prêtée au feu Duc pour y mettre le surplus de ses meubles. Le 1 3 sep-