‹ Le duc de Saint-Simon, son cabinet et l'historique de ses manuscrits d'après des documents authentiques et entièrement inédits (volume 2)Chapitre 16 sur 156 · PRÉFACE. XXI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXI

ce Farrêt du Parlement d du lo mai 175 5^ durent en consigner le détail en leurs procès-verbaux. Mettant du prix à ne les pas perdre de vue, nous avons suivi leurs traces, et précisé les mouvements et les déplacements qu'ils ont eus^ de commun avec la Secrétairerie d'État des Affaires Étrangères, devenue leur possesseur.

Distinguant les Manuscrits qui étaient objets de collection d'amateur d'avec ceux qui étaient œuvres propres de Fauteur^ nous avons énuméré séparément ces derniers, pour que, autant que possible ^ personne n'en ignore plus. Nous avons prouvé que s'il s'en rencontre quelques-uns, au dehors, dans les collections privées ou dans quelque Dépôt public, ce ne peut être que par un grand cas de bonne fortune, et d'ailleurs, en extrême petit nombre. Nous avons établi^ sans qu'aucun doute puisse être émis à cet égard , que ce qui fut le Cabinet du duc de Saint-Simon enlevé De par le Roy en 1 760 , selon les Instructions données par M. de Choiseul au sieur Le

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Dran^ premier Commis des Affaires Étrangères et Garde du Dépôt des Archives , ne peut être dans un autre lieu que dans celui du Dépôt actuel du Ministère. Tout ce cabinet — ou pour mieux dire — tout ce recueil de Portefeuilles et de Volumes manuscrits du Duc , — fait partie intégrante du Dépôt depuis le 2 1 décembre 1760. Il len a suivi les différentes mutations d'établissement : en 1763 pour passer de Paris à Versailles dans les charmants bureaux aménagés par M. le duc de Choiseul; en 1796 pour revenir à Paris à rhôtel de Maurepas; en 1822^ pour être portés au boulevard des Capucines près rhôtel de Wagram^ et en i853, au quai d'Orsay^ où l'honorable M. Drouyn de Lhuys installa le ministère et donna sa première signature le 5 septembre. Nous avons admis enfin que, par suite des transformations données aux séries de tous les documents du Dépôt , à une époque relativement récente j il se pouvait que les <ï papiers de Saint-Simon y), ne formant plus, comme auparavant, une collection,

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un recueil, un cabinet unique^ et tel que l'avait composé le Conseiller de Régence^ fussent dispersés dans les divers fonds ^ pièce à pièce, pour les a Mémoires et Informations sur différents sujets » , feuille à feuille^ pour la « Correspondance », selon l'objet traité dans chaque écrit. Mais^ dans cette hypothèse^ qui, par certains indices, nous semble être la vérité, est-ce à dire que, par cette dispersion d'autant de pages dans les séries les plus variées , les papiers de Saint-Simon n'existent plus? Une compagnie peut être dispersée, mais les compagnons, pour cela, peuvent n'être pas disparus.

Or, depuis que j'ai l'âge de curiosité, j'entends dire que les manuscrits du duc de Saint-Simon sont non-seulement choses invisibles en leur espèce, nature et détail, mais que même il est ardu et malaisé

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