VI PRÉFACE
du duc de Saint-Simon. J^y joindrai ce mot de Montalembert :
(c A côté de cette suavité primitive et homérique, si justement signalée dans certaines pages, il y en a d'autres frappées au coin d'une sauvage grandeur qui échappe à toute règle comme à toute analyse. Saint-Simon est de toute la littérature française le plus grand des peintres et le plus varié. Pour parler avec Bossuet, il semble rendre la vie plus vivante ( i ) . »
Ce petit Duc « à l'œil perçant y>, qui a tant écrit pour l'histoire des autres, échappe à la sienne propre, par bien des côtés. C'est le charme et l'attrait de ceux qui Tadmirent de devoir rechercher, pour les réunir et en faire emploi, les matériaux utiles à une histoire de sa vie, tant privée que publique. Je lui ai dû les plus belles
(i) « De la nouvelle Édition de Saint-Simon », par le Comte de Montalembert (article publié par le Correspondant, numéro du 25 janvier 1837).