‹ Le duc de Saint-Simon, son cabinet et l'historique de ses manuscrits d'après des documents authentiques et entièrement inédits (volume 2)Chapitre 42 sur 156 · PREMIÈRE OPPOSITION · texte numérisé non relu

PREMIÈRE OPPOSITION

qu'au château de la Ferté-Vidame, ensemble à l'inventaire, prisée et description desdits effetz et à la vente qui pourra estre faitte du tout ou parties desdits meubles ou effets durant le cours desdits scellés , inventaire et vente , faire tels dires, réquisitions, protestations et prester les consentemens que lesdits seigneurs Procureurs jugeront à propos nommer et convenir, d'exf)erts, gardiens et dépositaires, et généralement faire tout ce que le cas requerra; et ont signé..., etc.

Cette première journée^ qu'on pourrait appeler celle des préliminaires du congrès pour les Affaires de M. le duc de Saint- Simon^ ne se passa pas sans orage; orage de procureur^ il est vrai, qui n'eut d'autre inconvénient que de prolonger la vacation jusqu'à six heures.

Au moment, en effet, où les Parties, venant de donner pouvoir et procuration sur ledit Inventaire, s'étaient retirées, comparut tout à coup M* Pierre Bréhier, Procureur au Châtelet, parlant au nom d'un sieur Duhamel, qui, en vertu d'un jugement du 4 août 1745, prétendait s'opposer à la reconnaissance et levée des scellés pour sûreté conservatoire de sa créance, et en avoir payement. A quoi

PREMIÈRE OPPOSITION. Sy

s'opposa M* François Gérardin^ Procureur des créanciers du défunt, spécialement autorisé, par délibération prise en l'assemblée des créanciers unis, et homologuée par jugement de Messieurs les Commissaires nommés par Sa Majesté pour juger en dernier ressort toutes les contestations nées ou à naître entre le défunt et ses créanciers par des arrêts datés et énoncés. Il fit valoir, par des motifs longuement développés et appuyés de raisons excellentes, qu'étant le seul représentant de l'union des créanciers, on devait procéder à la reconnaissance et levée des scellés et à la confection de l'Inventaire en sa présence seule, se réservant, dans le cours de l'ouvrage, à faire, dire, requérir ce qu'il appartiendra pour l'intérêt desdits créanciers; et il ajouta qu'en cas de contestation de la part de M* Bréhier, il requérait qu'il en fût référé à M. le Lieutenant civil.

M* Bréhier, malgré le beau dire de M* Gérardin, soutint qu'il persistait dans le sien, requit de rester comme Procureur des créanciers opposants au scellé de M* Grimperel, et, en cas de contestation.

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