DOCUMENTS DE L'ÉVÊQUE DE METZ
« Item. Une liasse de six pièces pouvant servir de renseignemens dans les afiaires de ladite succession y desquelles pièces, à la réquisition des Parties, 1 n*a été fait autre description..., etc. (i).
Ce qui est certain, c'est que dans tout cet historique des Manuscrits et Lettres du Duc de Saint-Simon, le seul point obscur est celui qui est relatif à la déci-
(i) Minutes de M« Boulard, qui fit inventaire de tous les biens y meubles meublants, titres, papiers et autres effets et renseignemens étant de la succession de u deffunt Illustrissime et Révérendissime Monseigneur Claude de RouvToy de Saint-Simon, Évesque de Metz, Pair de France, Prince du Saint-Empire, Abbé commendataire de l'Abbaye Royale de Jumiéges, à la requête : i« de Marie-Elisabeth Rouvroy de Saint-Simon, Maréchalle de Montmorency, veuve de Guy-Claude-Rolland Montmorency-Laval, demeurant ordinairement à l'Abbaye du Pré, province du Mans; 2* de Jean, Comte de Besse de la Richardie. Seigneur d'Auliat, Baron de Châteauneuf, mari de Dame Françoise-Elisabeth de Saint-Simon de Rouvroy, résidente à Sauxillanges en Auvergne ; 3» de Balthazar- Henri de Rouvroy, Comte de Saint-Simon, Mestre de camp de cavalerie, Gouverneur et Grand Bailly de Senlis, maître des droits et actions de Dame Blanche-Elisabeth de Rouvroy de Saint-Simon, son épouse : la Maréchalle, la Dame de la Richard ie, sœurs germaines de leur chef, et Blanche-Elisabeth, par représentation de feu Henri de Rouvroy, Marquis de Saint-Simon, son père. Maréchal des camps et armées du Roi, habiles à se dire et se porter seuls et uniques héritiers pour les portions telles que de droit, n La première vacation, du 25 mars, fut employée à rechercher, sous les scellés que le s** Commissaire au Châtelet Jean-Charles Levié avait apposés, s'il se trouvait aucun testament du défunt, et il ne s'en trouva point.
2o8 CONJECTURES.
sion si tardivement et si inopinément prise dans le cabinet de M. le Duc de Choiseui, de finir l'affaire par un Ordre du Roi. Cet épisode est un nid à conjectures.
Sans vouloir toutefois manquer aucunement au respect que nous devons à leurs personnes ou à leur mémoire^ — nous estimons que Messieurs de la direction des Archives au Ministère des Affaires Étrangères^ en Tannée iSSjj n'étaient pas beaucoup plus éclairés que nous nous trouvons l'être sur cette partie des aventures éprouvées par les papiers de l'immortel auteur. C'est du moins ce qui ressort de la rareté de leurs documents ^ lorsque à cette époque, contraints par les circonstances d'un procès de librairie qui restera célèbre , ils ont dû fournir à M. le Premier Président de la Cour Impériale de Paris les notes qui nous ont au moins permis de connaître le fait et le texte même de V Ordre du Roi, et nous ont mis, en même temps, sur d'autres voies bienfaisantes, attrayantes et douces pour notre extrême curiosité ( i ) .
(i) Une chose même est à noter, c'est que dans ce procès,