‹ Le duc de Saint-Simon, son cabinet et l'historique de ses manuscrits d'après des documents authentiques et entièrement inéditsChapitre 12 sur 159 · PRÉFACE. XVII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XVII

Par d'activés recherches^ en des recueils peu consultés, nous avons pu enrichir

enlever. Obligé de vérifier sur la minute de Tlnventaire général les termes précis des vacations du 27 juin 1755, consacrées à la description de cent soixante et oruçe articles, il se le fit communiquer. Ce document est un fort gros volume de près de cinq cents pages, à feuilles marquées à 3 et I o sols , ne comprenant pas moins que l'essentiel de deux cent cinquante-six vacations. Les pages n'en sont pas numérotées, et pour ne s*y point égarer, besoin est de mettre un signe de reconnaissance à la page des articles à voir. Tel fut le cas de M. Le Dran. N'ayant sans doute rien de mieux sous la main que la bande du paquet des Gazettes DE Hollande qu'il avait reçu ce jour, il marqua la page des Minutes de l'Inventaire à cet endroit descriptif: « Ensuivent les manuscrits dudit feu seigneur duc de Saint- Simonn. Or, M. le porteur de Y Ordre du Roi, en se retirant, laissa, par mégarde sans doute, la marque de sa visite, et lorsque je lui succédai , il y a quelques mois, en oftice de curiosité, je la retrouvai telle qu'il l'avait placée cent quatorze ans avant moi, à la même page si intéressante du Document. C'est une preuve à l'appui. La voici dans sa forme et teneur :

Novembre 1760 GAZETTES ÉTRANGÈRES franches de port

Monfieur le Dran, Chef du Bureau des Affaires Étrangères, .

Au Louvre.

xviii PRÉFACE.

de documents piquants^ et jusqu'à présent non mis à jour, l'épisode du Bon du Roi pour son portrait en pied offert à la maréchale de Montmorency, née Saint-Simon, sœur de l'Évêque de Metz, à l'occasion de la cession des Manuscrits du Duc,

Je me suis fort appliqué à « l'historique » du manuscrit des Mémoires^ comme étant celui qui mérite salut et honneur. Je souhaite qu'on ne me dise pas que je me suis trop étendu sur une affaire qui se pouvait beaucoup plus resserrer. A cela je répondrais avec mon auteur que « les singularités curieuses ont fait couler ma plume», et qu'après tout, peut-être, ce n'est pas un grand péché. N'est-ce point l'un des privilèges attachés au domaine des occupations qui charment ? Quelqu'un pourrait-il dire que celles-là ne sont pas d'un bon aloi, et ne pas être d'avis qu'il en faut médire le moins qu'il est possible? C'est donc par le menu et avec un détail, dont l'abondance n'avait pas été connue jusqu'à présent, que j'ai tracé l'histoire de la publicité de l'œuvre

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