‹ Le duc de Saint-Simon, son cabinet et l'historique de ses manuscrits d'après des documents authentiques et entièrement inéditsChapitre 120 sur 159 · OPPOSITION AU BON VOULOIR DU ROI · texte numérisé non relu

OPPOSITION AU BON VOULOIR DU ROI

effet, du bon de Sa Majesté en faveur du général marquis de Saint-Simon avait été loin de plaire à M. le comte d'Hauterive ( i ), qui tenta, peut-on dire, le possible et l'impossible pour y faire échec. Il ne craignit pas, dans Tétendue de ses moyens, de s'opposer à cette grande marque de la libéralité royale par des obstacles dextrement soulevés pour en arrêter l'effet.

(i) Le Comte Maurice-Alexandre Blanc d'Hauterive, né le 14 avril 1754, entra dans la carrière diplomatique par {^ambassade du comte de Choiseul-Gouffier à Cônstantinople, en 1783 , à laquelle il fut attaché. Consul de France à New- York en 1793 , il rentra à Paris , pour ne plus quitter le service intérieur du Ministère des Relations Extérieures. Il fut un remarquable chef de division politique. Les Archives Tcurent pour chef intérimaire (pendant Tabsence de M. Gaillard) en 1802, et il en reçut le titre et la charge à la mort de ce dernier, en mai 1807. M. Artaud de Montor a consacré à la mémoire du comte d^Hauterive un livre qu'il a jiait paraître en 1839, sous ce titre prétentieux peut-être : « Histoire de la vie et des travaux politiques du comte d'Hauterive, comprenant une partie des actes de la Diplomatie française depuis I y 84 jusqu'en 178g. » (i vol. in-8. Paris, Leclerc.) Si le comte d'Hauterive a eu des préjugés d'Archiviste qu'il est difficile de comprendre aujourd'hui, on ne doit pas moins à son caractère , à son esprit politique, à ses travaux, cette justice de direqu'ilsont été fort honorés pendant toute sa carrière. Son nom dans le ministère des Affaires Étrangères a acquis une réputation qui a été presque de la célébrité. La signature du Ministre lui a été confiée quatre fois, par intérim de M. de Talleyrand en 1804 et 1806, de M. de Caulaincourt en 18 14, de M. de Talleyrand en i8i5 , et de M. de Richelieu en 1818. Démissionnaire de son titre de Garde des Archives en juillet 1 83o, il mourut l'année suivante.

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