XXII PRÉFACE
Dran, premier Commis des Affaires Étrangères et Garde du Dépôt des Archives , ne peut être dans un autre lieu que dans celui du Dépôt actuel du Ministère. Tout ce cabinet — ou pour mieux dire — tout ce recueil de Portefeuilles et de Volumes manuscrits du Duc , — fait partie intégrante du Dépôt depuis le 2 1 décembre 1760. Il en a suivi les différentes mutations d'établissement : en i j63 pour passer de Paris à Versailles dans les charmants bureaux aménagés par M. le duc de Choiseul ; en 1 796 pour revenir à Paris à Thôtel de Maurepas; en 1822, pour être portés au boulevard des Capucines près l'hôtel de Wagram^ et en 1 853, au quai d'Orsay^ où Thonorable M. Drouyn de Lhuys installa le ministère et donna sa première signature le 5 septembre. Nous avons admis enfin que, par suite des transformations données aux séries de tous les documents du Dépôts à une époque relativement récente 3 il se pouvait que les « papiers de Saint-Simon »j ne formant plus, comme auparavant , une collection ,
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un recueil, un cabinet unique^ et tel que l'avait composé le Conseiller de Régence, fussent dispersés dans les divers fonds, pièce à pièce, pour les « Mémoires et Informations sur différents sujets » , feuille à feuille, pour la « Correspondance r>, selon l'objet traité dans chaque écrit. Mais, dans cette hypothèse, qui, par certains indices, nous semble être la vérité^ est-ce à dire que, par cette dispersion d'autant de pages dans les séries les plus variées , les papiers de Saint-Simon n'existent plus ? Une compagnie peut être dispersée, mais les compagnons, pour cela, peuvent n'être pas disparus.
Or, depuis que j'ai l'âge de curiosité, j'entends dire que les manuscrits du duc de Saint-Simon sont non-seulement choses invisibles en leur espèce, nature et détail, mais que même il est ardu et malaisé