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pour Tutilité que j'en ai tirée, n'a d'égal que les Procès-verbaux du Commissaire- Enquêteur, conservés aux Archives Nationales. M* Cabaret, à qui j'ai dû d'être introduit chez M* Rouget, voudra bien agréer aussi l'expression de ma reconnaissance. M* Galin m'a bien voulu communiquer la minute de V Inventaire des biens du duc Claude de Saint-Simon, père de l'auteur des Mémoires, fait en 1693.
J'ai demandé à M* Masson Xacte de substitution de la grandesse d'Espagne, dicté par Saint-Simon en lySi à M" Dutertre, et qui, d'après une plaidoirie de l'avocat Hardoin, en 1774^ au Parlement, représentait un acte testamentaire par le fond et par la forme. L'obligeance la plus grande a présidé à mon accueil; mais j'étais venu deux ans trop tard, les incendies qui ont signalé de façon si néfaste l'année 1871 dans l'histoire de Paris ayant anéanti tous les actes de l'étude de M* Masson depuis i636 jusqu'en 1760.
J'ai dû ma présentation à ces messieurs et leurs marques bienveillantes à l'hono-
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rable M. Froyez^ référendaire au Sceau.
lia mis tant de bonne grâce à me seconder^ que je dois supposer que l'esprit de Saint-Simon s'était emparé de lui pour l'y pousser.
Le lecteur remarquera que^ dans les chapitres xv^ xvi etxvn^ je me suis parfois porté à quelques courts aperçus touchant le Dépôt des Affaires Etrangères. Je m'y suis arrêté dans les limites que m'imposait mon sujets c'est-à-dire celui des Manuscrits de Saint-Simon. J'ai dû la précision du détail^ l'exactitude des dates, aux documents les plus variés. Les papiers de Clérambault, les cartons de la Maison du Roi, les pièces du triage des Titres, et la source féconde des minutes de la Liste cipile, ont été mes sûrs informateurs.
C'est à ce propos que je dois remercier M. Gustave Desjardins^ l'érudit et affable archiviste du département de Seine-et- Oise^ et en même temps ^ mon savant compatriote M. Eugène de Rozière^ inspecteur des Archives de France^ qui voulut bien Jui recommander ma curiosité.
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La rareté des Documents originaux dus à la plume du duc de Saint-Simon, dans les collections particulières de personnages amateurs d'autographes et de pièces historiques, m'était connue. Il était donc inutile que j'entreprisse beaucoup de démarches auprès des possesseurs de ces genres de recueils. Toutefois, une indication bien précise avait éveillé mon attention. L'honorable M. Amédée Lefèvre-Pontalis, dans son Discours sur la vie et les œuvres de Saint-Simon, que l'Académie française honora d'un prix d'éloquence en i855, avait dit à cette époque \ (n On a conservé dans les collections particulières plusieurs « Mémoires » composés pour le duc d'Orléanspar Saint-Simon, annotés quelquefois par le Prince et destinés au Roi, principalement dans les affaires d'Espagne en 17 14. » Je me mis en quête sur ce trèsprécieux dire, et je fus bientôt instruit que l'auteur des Causeries d'un Curieux se trouvait en être devenu T heureux possesseur. Avec l'obligeance qui lui est habituelle, M. Feuillet de Couches s'est em-
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pressé de m'ouvrir ses portefeuilles et de mettre à ma disposition de précieux documents. Le lecteur les trouvera reproduits au chapitre xviii : « De l'intérêt que pourrait offrir la publication des Œuvres inédites, etc. 3) Sans ces pièces^ ce chapitre n'aurait été^ puis-je dire^ que la froide expression dune série de vœux stériles ; avec elles 3 c'était apporter des preuves ^ donner le souffle et la vie. J'en dois la bonne fortune tout entière à M. Feuillet de Couches. Mentionner ainsi l'excès de sa libéralité, c'est dire toute l'obligation que je lui ai.
Je viens à M. Gallien. Que l'honorable bibliothécaire de la Cour de cassation me permette de lui exprimer tout le gré que je lui sais pour la part d'intérêt si active qu'il a prise au bon résultat de mes démarches et de mes recherches. Esprit délicat, nature très- lettrée, son goût, dès sa jeunesse, l'a porté à s'occuper de la vie et des écrits des grands maîtres du dixseptième et du dix-huitième siècle. Le
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fruit de ses études, le recueil , la rédaction et le classement de ses notes les plus diverses j lui représentaient , en 1871, un travail de vingt années. Il s'était tout spécialement attaché à honorer la mémoire de Saint-Simon, et, entre autres témoignages, il avait publié en articles « Variétés « de piquantes découvertes, des aperçus ingénieux, qui lui avaient mérité le très-haut suffrage d'écrivains illustres, admirateurs de son héros. Mais les incendies encore, les désastres de Tannée fatale , ont détruit tout ce que la patience , l'ingéniosité, Tattrait pour Tétude, lui avaient fait amasser. Des portefeuilles de son cabinet, il ne lui est pas resté même un débris. Lorsque je fus lui parler de Saint-Simon, il me fit part de ses recherches d'autrefois et du sort malheureux qu'elles avaient eu. Je connus par lui les entrevues intéressantes que ses découvertes littéraires lui avaient valu avec Sainte-Beuve, Villemain et de Montalembert. Il me fit entendre qu'après une si cruelle épreuve que celle qui lui était