DE
l'apposition des scellés en l'hôtel, a paris, de
FEU monseigneur LE DUC DE SAINT-SIMON PAR LE COMMISSAIRE AU CHATELET, ET l'oUVERTURE DE SON TESTAMENT PAR MONSIEUR LE LIEUTENANT CIVIL.
Le dimanche 2 mars lySS, à sept heures du matin ^ M* Grimperel^ Avocat au Parlement, Conseiller du Roi et Commissaire au Châtelet de Paris, fut requis de se rendre en l'hôtel de la rue de Grenelle, où Mgr le duc de Saint-Simon, qui y avait établi sa demeure depuis le 23 mai de Tannée lySo, venait de mourir.
Étant monté à Tappartement du pre-
mier étage, le Commissaire au Châtelet fut introduit dans la cinquième pièce, éclairée de deux croisées, donnant sur le jardin, tendue de tapisseries à grands et petits personnages, et ornée de huit grands tableaux peints sur toile représentant des portraits de famille.
Sur un lit à bas piliers, tendu de grands rideaux de damas jaune, bordé et galonné de galons d'argent par compartiment, lui apparut, — selon qu'il le dit en son procès-verbal, — un corps mort qu'on lui dit être celui de Mgr le duc de Saint-Simon * .
M* Grimperel avait été ainsi requis pour l'exercice de sa charge, c'est-à-dire pour procéder à l'apposition des scellés sur les coflQres, commodes et armoires, étant de la succession du défunt, et faire description sommaire de tout ce qui se trouverait en sa demeure. Les requérants, présents en l'hôtel au moment où y arriva M* Grimperel et comparaissant par-devant lui, dans la chambre mortuaire, étaient le
(i) Archives nationales : Minutes des Commissaires au Chdtelet de Paris, rangées dans l'ordre alphabétique des noms des titulaires au moment de la suppression de ces charges, a Procès-verbal du scellé après le déceds de M. le duc de Saint-Simon^ du 2 mars lySÔ ». (Liasse Y, i338i.)