‹ Le duc de Saint-Simon, son cabinet et l'historique de ses manuscrits d'après des documents authentiques et entièrement inéditsChapitre 93 sur 159 · LES ARCHIVES A VERSAILLES · texte numérisé non relu

LES ARCHIVES A VERSAILLES

retraite cette même année 1762^ et le Dépôt des Affaires Étrangères fut transporté Tannée suivante à Versailles^ dans un bâtiment expressément construit à côté de THôtel de la guerre ^ d'après les plans de l'excellent ingénieur Berthier^ approuvés par le duc de Choiseul. Walpole^ qui le visita vers ce temps-là ^ en a fait une description charmante. Ce n'étaient plus le perchoir et le colombier du Louvre ^ mais une série de salles très -heureusement disposées^ avec des vues des capitales de l'Europe formant d'élégants dessus de portes, avec les murs couverts d'armoires à double grillage doré , avec les portraits des négociateurs français les plus justement

et une lettre de cachet pour supprimer Touvrage. Il fiit de l'Académie française en 1746, succédant à l'Abbé Mongault, et reçu, le 26 janvier 1747, parl'Abbé de Bernis. Madame de Pompadour s'était mise de la partie pour aidera son élection. Il l'avait connue Madame d'Étiolles. Duclos fut déclaré historiographe de France le 20 septembre 1750, et mit au jour, cette même année, ses « Considérations sur les mœurs ». Anobli en 1755, nommé Secrétaire perpétuel de l'Académie, il continua la belle histoire de cette Compagnie quePélisson etd'Olivet avaient commencée. Il mourut le 26 mars 1772. Ses deux ouvrages, « Considérations sur l'Italie » et les « Mémoires Secrets n, n'ont paru qu'en 1 790. (Pour plus de détails, voir la très-bonne Notice de la vie et des ouvrages de Duclos, édition Gay.)

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