‹ Le duc de Saint-Simon, son cabinet et l'historique de ses manuscrits d'après des documents authentiques et entièrement inéditsChapitre 97 sur 159 · M. DE MARMONTEL · texte numérisé non relu

M. DE MARMONTEL

à la signature du Roi ( i ) . Il était de toutes les sociétés philosophiques et littéraires de ce temps ^ et^ comme Duclos^ il s'occupa de l'histoire de Louis XV ou plutôt de la Régence. Ainsi que pour l'abbé de Voisenon^ on peut dire que la libéralité du ministre fut pour lui sans limites^ puisqu'elle alla jusqu'à lui permettre de faire sortir du Dépôt le Manuscrit original des Mémoires de Saint-Simon.

Esprit consciencieux^ il s'appliqua à l'histoire^ plutôt pour l'acquit de son devoir et l'honneur de sa charge que par

(i) Le duc d*Aiguillon a Monsieur de Marmontel :

a Je viens, Monsieur, de demander pour vous au Roi ta place d'historiographe de France, vacante par la mort de M. Duclos, Sa Majesté vous Va accordée. Je m'empresse de vous l'annoncer. Vene^ remercier le Roi. »

Marmontel (Jean-François), né le ii juillet 1723, à Bort, dans le Cantal. Il entra en relation avec Voltaire dans l'année 1748^ et vint à Paris en 1745. Sa première œuvre fut Denys le Tyran, tragédie représentée en 1748. Il donna ensuite Aristomène. Il éveilla l'attention et s'attira la bienveillance de madame de Pompadour par un petit poème sur l'établissement de VjlcoIc militaire, en 1750. Il eut en 1758 la direction du Mercure, et fut de l'Académie le 22 décembre 1763. Son roman de Bélisaire, paru en 1767, eut un succès énorme et rendit son nom presque populaire. II a contribué pour une grande et glorieuse part à la rédaction de V Encyclopédie, et fut secrétaire perpétuel de l'Académie française. Ses œuvres complètes forment dix-huit volumes in-8». Marmontel mourut en 1799.

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