‹ Le duc et la duchesse de ChoiseulChapitre 44 sur 244 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

la plus vive estime et à partir de ce jour le traita avec une affection toute particulière, a Durant les trente années que j*ai vécu avec lui dans une grande intimité I dit Gleichen, je n'ai jamais pu m 'attirer de sa part aucun refroidissement. »

La grande existence que Choîseul menait à Rome : ses fêtes^ ses réceptions, ce train princier et inaccoutumé, n'avait pas uniquement pour but d'éblouir les Romains et de frapper leur imagination. Choiseul voulait en même temps que le bruit de ses succès parvînt jusqu'à Versailles. C'est en effet ce qui eut lieu. Grâce à des amis puissants, grâce surtout à Mme de Pompadour, la vie brillante de l'ambassadeur ne passait pas inaperçue. Il n^était bruit à Versailles que de sa magnificence ^ que de son goût pour les arts, des rares talents qu'il déployait dans une carrière si nouvelle pour lui.

Avec le secours de Barthélémy, qui du matin au soir courait les antiquaires, il pouvait envoyer à Mme de Pompadour les objets les plus rares, et la marquise montrait avec orgueil tout ce qu*elle recevait de ce merveilleux ambassadeur.

Page 1