‹ Le duc et la duchesse de ChoiseulChapitre 95 sur 244 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Correspondance entre Choiseul, Voltaire et Frédéric. Los Calas. — Bontés de Choiseul pour Voltaire,

Choiseul avait eu l'art de créer de toutes parts en sa faveur un mouvement sympathique et de s'attacher tous ceux qui d'une façon quelconque pouvaient contribuera ses desseins ou à sa réputation. Il était même parvenu à se concilier des partis notoirement hostiles et des hommes que séparaient des haines irréconciliables. Les parlements le considéraient comme leur protecteur avéré et paraissaient décidés à suivre sa fortune. Les philosophes, les gens de lettres, après quelques hésitations, ne le voyaient pas d'un œil moins favorable; son humeur facile, la libéralité avec laquelle il disposait des pensions, la tolérance très grande dont il usait vis-à-vis des œuvres de l'esprit, lui valaient les suffrages de presque toute la secte philosophique.

Le patriarche de la littérature, qui, de son

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